Politique intérieure française |
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| Triste Noël pour les agriculteurs : Coordination rurale (14/12/09) |
| Les
prévisions de revenus des agriculteurs pour 2009 sont catastrophiques
et révèlent que le premier secteur de l’économie française est mis en
faillite.
Après une baisse de 20 % l’an dernier le revenu moyen des agriculteurs français s’écrase littéralement avec - 34 % !
En tête du palmarès se trouvent les producteurs de lait (- 54 %) suivis par les fruitiers (-
53 % après - 37 % en 2008, etc.), eux-mêmes proches des céréaliers (-
51% en 2009 après - 30% en 2008). En outre, il convient de relativiser
les hausses que connaissent quelques secteurs comme le porc, réputés
sinistrés depuis des années, ou comme les bovins et ovins dont le sort
est peu enviable. Quant à la supposée hausse de 39 % des revenus liés à
la production de vin, il s’agit d’adopter la plus grande prudence quand
les vignerons crient au même moment leur désarroi.
Ce
bilan est consternant alors que l’agriculture aurait dû être une des
solutions à la crise économique qui plombe le secteur productif
français. Mais l’obsession de l’inflation par le panier de la ménagère
a conduit le gouvernement et la Commission européenne à entamer les
manœuvres nécessaires pour faire effondrer les prix agricoles. Si le
résultat ne s’est pas fait attendre pour les agriculteurs qui ont vu
passer au rouge leurs résultats d’exploitation, les consommateurs, eux,
n’ont pas vu grand changement au niveau de leurs achats.
Arrêt
brutal des installations et des investissements, licenciements et
économie de survie : c’est la seule panoplie de réactions laissée aux
agriculteurs réduits à quémander les aides d’un plan de soutien ou le
RSA avant d’envisager le dépôt de bilan. L’agriculture est ainsi
devenue l’accélérateur de crise ; elle sombre et entraîne des dizaines
de milliers de familles dans le désespoir et la colère.
Plutôt
que des discours qu’il sont las d’entendre, les agriculteurs veulent
maintenant des décisions urgentes et à la hauteur du drame qu’ils
vivent : la PAC doit être réformée dans l’objectif de permettre aux
agriculteurs de nourrir leurs concitoyens en vivant dignement du prix
de leur production.
Le 14 décembre 2009 à 16 h 45 Contacts :
Marjolaine Huot - 06 75 52 11 26 - marjolaine.huot@coordinationrurale.fr
Olivier Petit - 06 70 80 99 51 - olivier.petit@coordinationrurale.fr | |  | | | APRES LE GÂCHIS - RECONSTRUIRE par Alain Bournazel | | Les
résultats des élections européennes ont confirmé dimanche soir, ce que
les récents sondages annonçaient: un beau gâchis pour les défenseurs de
la souveraineté nationale. Un seul rescapé du trio qui siégeait au
Parlement européen, Philippe de Villiers qui est loin de retrouver dans
le Grand Ouest les scores flatteurs dont il bénéficiait naguère,
Patrick Louis qui dans le Grand Sud-Est ne franchit pas la barre des
5%, Paul-Marie Couteaux qui n'a pas participé au scrutin, ne voulant
pas cautionner une stratégie qu'il désapprouvait. La France perd à
Bruxelles deux représentants de qualité pour défendre sa cause. Tout avait bien commencé Il
ne s'agit pas de régler des comptes mais il faut revenir sur le
scénario du désastre annoncé. Tout avait bien commencé. La cote de
popularité médiocre du Président de la République, la défiance
confirmée à l'égard d'une construction européenne dont l'efficacité
réside essentiellement dans la nuisance ouvraient de belles
perspectives aux défenseurs de la Souveraineté nationale. A une
condition toutefois: que les mouvements souverainistes qui sont pour
l'heure de petites organisations agissent dans l'unité. Face à la
puissance des partis qui dominent le système politique, il était
indispensable de créer une dynamique nationale telle qu'elle avait
émergée lors de la campagne pour le référendum du 29 mai 2005. Les objectifs démesurés de Dupont-Aignan L'unité
hélas ne fut pas au rendez-vous. Sans la moindre concertation préalable
avec d'autres organisations, Nicolas Dupont-Aignan annonça lors de son
Université d'été de 2008 que DLR présenterait des listes dans toutes
les grandes régions. Persuadé, à ce qu'il développa à plusieurs
reprises que, sur le plan politique, Le Pen était mort et de
Villiers pas très bien portant, il annonçait avec assurance qu'il
créerait la surprise de ce scrutin. Toujours est-il, qu'il a campé sur
sa position initiale jusqu'au bout. Jusqu'à l'absurde. Certes on peut
comprendre qu'avant d'engager une action, un responsable politique
affiche des exigences élevées. Mais persister dans des objectifs
démesurés ne relève plus de l'ambition légitime mais de la fanfaronnade. Les erreurs de Philippe de Villiers En croyant réaliser deux bons coups politiques, Philippe de Villiers a commis deux erreurs majeures. Il
paraissait séduisant de labelliser au plan européen des listes qui
défendent la Souveraineté Nationale. Mais il fallait prendre des
précautions. Libertas aurait dû rester au niveau d'un label. Declan
Ganley voulut imposer un super parti européen, n'hésitant pas, dans
plusieurs pays, à bousculer des partis souverainistes dynamiques et
efficaces. D'une manière plus fondamentale Ganley voulut à travers
Libertas imposer sa vision de l'Europe : une Europe des affaires. On
est bien loin du Combat pour les Valeurs qu'animait naguère Philippe de
Villiers. L'alliance avec CPNT pouvait également apparaître comme
une bonne opération si on s'en tenait à l'addition mathématique des
voix. Mais il aurait fallu que les électorats soient compatibles. Dans
un bref entretien téléphonique, j'avais annoncé à Patrick Louis que les
électorats du MPF et de CPNT ne s'additionneraient pas. Une étude plus
attentive de la nature des électorats aurait dû conduire le MPF à un
peu plus de prudence avant de mettre toutes ses cartes dans un pseudo
alliance qui au final ne lui apportait rien. La farandole des fariboles Les
dégâts de la stratégie de division furent amplifiés par l'incapacité
des mouvements souverainistes à affirmer et à défendre leurs
propres convictions. A cet égard, la lecture des professions de foi
éditées par les listes présentes en Île de France est édifiante.
Négligeant les causes fondamentales de l'incapacité de l'Union
Européenne de répondre aux besoins des Européens, les mouvements
politiques développent une vision identique qui consiste à attendre
d'une Union européenne rénovée la solution de tous les problèmes. Bref
tous les partis disent la même chose ou presque. L'UMP veut "une
autre Europe, une Europe qui protège" ; le MPF réclame "un
protectionnisme européen". Changer l'Europe est le slogan aussi bien du
PS que du CNI que du Front de Gauche, tandis que DLR veut une Europe
différente, c'est-à-dire européenne, démocratique, de l'emploi, au
service de tous et à la carte. On reste confondu devant tant de
générosité. Le Modem affirme avec sérieux "défendre les
services publics pour préserver notre cohésion sociale" alors que la
législation européenne est précisément la cause du démantèlement de nos
services publics. Après avoir dénoncé "la domination des financiers sur
l'Europe", Lutte ouvrière n'en estime pas moins que "
l'unification de l'Europe est cependant une bonne chose". L'Europe
convient également au NPA dès lors qu'elle est "pour les peuples". Il
n'est jusqu'au Front National qui n'affiche cette stupéfiante
déclinaison "Pour sauver la France, il faut changer l'Europe". La
palme de la baliverne revient au très sérieux Front de Gauche qui
promet "la soumission de la Banque Centrale européenne au contrôle de
peuples". On demande le mode d'emploi. Mais les fainéants s'abstenir. La position du RIF Dans
l'imbroglio de la campagne des élections européenne de 2009, le RIF qui
avait défendu avec force l'unité, n'avait guère de marge de manœuvre. A
la suite d'une longue délibération, le Comité directeur choisit à
regret de préconiser l'abstention ou le vote blanc. Certains nous
ont reproché de faire le jeu de l'UMP. Je répondrai que le jeu de l'UMP
a été fait par ceux qui ont refusé l'unité. Il est évident par ailleurs
que nous ne pouvions nous reconnaître dans des listes qui ne nous
reconnaissaient pas. C'est parce qu'ils ne se sont pas davantage
reconnus dans les listes pourtant multiples qui leur étaient présentées
que les Français dans leur majorité ne se sont pas rendus aux urnes.
Cette attitude, plus qu'un grand discours en dit long sur leurs
sentiments à l'égard de l'Union européenne. Se retrouver pour reconstruire La
page des élections est tournée. Je comprends l'immense déception
qui peut saisir des militants qui n'ont pas ménagé leur peine au
cours de la campagne et qui ont aujourd'hui l'impression d'avoir
labouré la mer. Il faudra pourtant taire les amertumes, les griefs, les
rancœurs. Le combat pour la France ne s'arrête pas avec un échec. Il
est évident que ce combat reposera pour l'essentiel sur ceux qui ont
mené la campagne du NON en 2005. Il faudra se rencontrer, dialoguer et
surtout tirer les leçons de ce qui s'est passé. Les enseignements de la
vie viennent autant des échecs que des succès et 2009 est riche
d'enseignements sur ce qu'il ne faut pas faire.
S'il sait surmonter l'épreuve, le mouvement souverainiste pourra regarder l'avenir avec confiance.
| |  | | | CABRI du trimestre : |
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Jean-Claude Casanova pour avoir osé dire sur
France Culture dans l'émission qu'il anime avec Jean-Marie Colombani
"La rumeur du monde", le 25 avril dernier (dont le thème était "Avant
les Européennes, l'état des forces politiques") : « ...le projet
européen n'est pas clair, aujourd'hui on ne sait pas avec quelles
institutions européennes nous allons nous trouver puisque les Irlandais
ne se sont pas encore prononcés sur le Traité de Lisbonne.
Ainsi,
Monsieur Casanova semble avoir déjà oublié le Non des Irlandais d'il y
a à peine dix mois (le 12 juin 2008) ...et n'a bien sûr en tête
que le deuxième référendum qui devrait avoir lieu d'ici la fin de
l'année, puisque dans son esprit démocratique affûté, les Irlandais
n'avaient manifestement pas donné la bonne réponse.
Personne dans le studio ne l' a bien évidemment repris, ni Jean-Marie
Colombani, ni les invités, Brice Teinturier (directeur de l'unité
Stratégies d'Opinion à TNS Sofres) et Gérard Courtois (directeur
éditorial au Monde), tous d'accord sur l'intégration européenne. Bref,
un énième "débat contradictoire" entre plusieurs partisans du Oui...... » ! |
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Les retraites françaises ont elles été jouées sur les produits dérivés ?
par Léa RODRIGUES (10 décembre 2008) |
Après
les révélations en novembre dernier dans la presse économique
concernant les pertes de 100 millions d'euros pour l'AGIRC (caisse de
retraites complémentaires des cadres) et 1,1 milliard d'euros pour
l'ARRCO (caisse de retraites complémentaires des salariés), les deux
caisses ont tenté de rassurer en rappelant que <<le paiement des
retraites est garanti par le versement des cotisations et non pas,
comme dans un système géré en capitalisation, par des fonds placés sur
les marchés financiers>>. Elles ont affirmé que seulement une
partie des ressources avait été placés sur les marchés financiers, et
que ce sont ces seuls placements qui sont à l'origine des pertes
annoncées. Si les deux caisses rappellent <<que les
placements financiers de ces réserves sont soumis à des règles
prudentielles d'application très strictes>>, elles ont oublié
d'expliquer en quoi consistait leur nouvelle politique de
<<gestion alternative>> adoptée en 2007 suite aux réunions
de leurs conseils d'administration, visant à <<aménager>>,
selon un document interne du 28 juin 2007, <<les possibilités de
diversifications ouvertes par la règlementation (diversification
internationale, gestion alternative, capital-investissement).
Ce document stipule également que d'autres aménagements devaient
concerner notamment les produits dérivés, mais ne chiffre pas le
montant des prises de position, ni les limites ou les quotas permis,
comme c'est normalement le cas pour les autres formes d'investissement.
On se demande bien, en raison de ce flou associé à cette gestion
alternative, ce que nous réservent les comptes de 2009. Des précisions
concernant ces questions seraient grandement appréciées par les
nombreux cotisants français.
Tout le monde parle de réformer un système qui ne peut plus tenir. Si
nous voulons voir nos retraités contribuer à une croissance réelle par
leurs dépenses et générer du pouvoir d'achat supplémentaire par le
soutien qu'ils apporte à leurs enfants, il est urgent de mettre ce
système financier international en banqueroute et de réorienter le
produit de l'économie réelle vers l'intèrêt général.
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| Prix 2008 de la Carpette anglaise |
L’académie
de la Carpette anglaise s’est réunie le 26 novembre. Le jury, présidé
par Philippe de Saint Robert, était composé de représentants du monde
associatif, syndical et littéraire.
Au
premier tour de scrutin, par onze voix contre deux, le prix de la
Carpette anglaise 2008 a été décerné à Mme Valérie PECRESSE, ministre
de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, pour avoir déclaré que
le français était une langue en déclin et qu’il fallait briser le tabou
de l’anglais dans les institutions européennes, ainsi que dans les
universités françaises, en rendant obligatoire l’enseignement intensif
de cette langue au détriment de toutes les autres (ce qui est notamment
contraire au traité de l’Élysée de 1963).
À
titre étranger, la Carpette anglaise a été décernée au premier tour de
scrutin, par douze voix contre une, à EUROSTAT, service des
statistiques de la Commission européenne, qui diffuse depuis avril 2008
sa publication « Statistiques en bref », uniquement en anglais,
renonçant aux langues allemande et française.
Hervé
Bourges, Paul-Marie Coûteaux, Anne Cublier, Jean-Loup Cuisiniez
(représentant du monde syndical), Yves Frémion et Dominique Noguez sont
membres de cette académie, ainsi que les présidents des associations
fondatrices.
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Allons-nous un jour retrouver la France ?
par Albert SALON, docteur d’Etat ès lettres, ancien Ambassadeur |
Il
faut retrouver d’abord la cohérence de sa politique en matière de
langue française et de Francophonie, car il s’agit de l’identité, du
cœur de la Nation.
Or, l’urgence est aujourd’hui d’arrêter ce qui apparaît de plus en plus clairement comme une véritable offensive menée
par des forces puissantes et convergentes, extérieures, certes, mais
aussi et d’abord intérieures, venant de nos propres élites, qui
semblent avoir décidé, en soutien aux forces extérieures qui veulent
« punir la France » et la détruire, en haut par Bruxelles et
la vassalisation à l’empire, en bas par les régionalismes et
communautarismes de toutes sortes.
La nouveauté depuis
peu de temps, tient au fait que des responsables publics eux-mêmes
prennent part à l’offensive. Nous y bornerons notre propos
d’aujourd’hui. L’urgence apparaît, aveuglante, lorsqu’on
compare les remarquables discours très « français » du
Président de la République (9 mars 2007 et 20 mars 2008) et les actions
concrètes menées par des ministres de son propre gouvernement :
- la ratification (encouragée, voire pressée
par les ministres des Affaires étrangères et des Finances pour faire
plaisir à la fois au MEDEF et à la chancelière allemande) du Protocole
de Londres, des brevets européens ; - la bilinguisation
français-anglais (sans plus de mention d’autres langues) par M. Darcos
de nos chères têtes blondes…et brunes ;
- les déclarations de M. Jouyet et de M. Kouchner (titre d’un chapitre
de son livre : « L’anglais, avenir de la
Francophonie » !) ;
- le choix des Affaires étrangères de laisser diminuer les moyens de
notre politique culturelle extérieure et des réseaux encore superbes
d’écoles, lycées, centres culturels, instituts de recherche, alliances
françaises, que nous entretenons à l’étranger ;
- l’absence de réaction du Gouvernement, malgré nos indignations
publiées, à la désignation en mai 2008 par France-Télvision, entérinée
par la rue de Valois, d’une chanson en anglais de M. S. Tellier pour
représenter la France au concours de l’Eurovision (avec ce beau
résultat : France 19ème …sur 25 !) ;
- le refus gouvernemental de renvoyer systématiquement à Bruxelles les
documents de travail UE qui sont envoyés en anglais seulement à nos
administrations centrales, malgré toutes les démarches de nos
associations depuis plus de cinq ans ;
- la carence du Gouvernement dans le soutien financier à l’OIF et à la Francophonie organisée ;
- l’abandon de fait de la solidarité privilégiée vitale avec le Québec
lors du Sommet francophone d’octobre à Québec, au profit d’un
alignement transparent sur les thèses fédéralistes d’Ottawa, qui
étrangle, ouvertement, le fait français là-bas ;
- et l’acharnement de Mme Valérie Pécresse à imposer l’anglais, et
l’enseignement partiellement en anglais, voire peut-être totalement à
terme peu éloigné au-dessus du niveau de la licence, dans les grandes
écoles et universités, et sa plainte osée dans une émission
(LCP-Sénat !) du 12 octobre 2008, d’être gênée par ce qu’elle
traite (étonnant de la part d’un ministre de la République !), de « lobby
de la langue française », comme si défendre ce qui fait le cœur
de la Nation ne pouvait être que le fait d’un misérable
« lobby ».
Oui ! Il faut retrouver la
France que tant d’élites veulent réduire et soumettre à l’empire et au
« marché » ! L’honneur d’une nation, comme d’un
particulier, est d’être une personne bien identifiée
(« quelqu’un ») et de s’y tenir. S’immerger dans un magma
indistinct mène à l’oppression. Il faut s’ouvrir sans se diluer.
Répondre à l’immensité du défi par l’envergure de la Résistance.
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| C'est Sarkozy qui le dit : en cas de référendum sur le traité de Lisbonne, le non serait gagnant partout |
Le quotidien The Telegraph révèle les propos tenus par le président de la République à huis clos à Strasbourg.
Pendant que Libération titrait hier -abusivement-
sur l'inéluctabilité d'une ratification parlementaire du Traité de
Lisbonne en France (et donc l'impossibilité de l'organisation d'un
référendum), la presse anglaise nous donne un tout autre son de cloche,
et prend largement ses distances avec le discours lénifiant du président de la République à Strasbourg.
Selon le site Internet du Daily Telegraph
(quotidien de droite britannique), Nicolas Sarkozy aurait admis que les
gouvernements européens ne pourraient gagner un référendum : « Un
référendum aujourd'hui mettrait l'Europe en danger. Il n'y aura pas de
traité si un référendum a lieu en France, qui serait suivi par un
référendum au Royaume-Uni. ».
Pour le
quotidien britannique, il ne faut pas chercher plus loin la volonté des
gouvernements de contourner le suffrage universel (la voie
référendaire) en privilégiant la ratification parlementaire : « La même chose (un vote négatif, comme le vote français en 2005, ndlr) se produirait dans tous les Etats membres si un référendum y était organisé » aurait ajouté Sarkozy.
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