RIF
Rassemblement pour l'Indépendance de la France
Président : Paul-Marie COÛTEAUX
 

 

Nuisances de l'Union Européenne
 
Seuls 6% des Français se disent "Européens"  ( 24/11/2009 )
Alors que l'Union devient un Etat, seuls 6% des Français se disent "Européens"

 Le rôle de l’identité française est reconnu comme principal mais non exclusif, appelé à composer avec d’autres appartenances,  selon un  sondage de l’institut TNS Sofres que La Croix publie ce mardi 24 novembre ( en Pièce jointe) . Il a été demandé aux Français de préciser comment ils se définissaient à l’échelle d’un territoire (ville, région, pays…) selon deux procédures différentes. Quand plusieurs réponses sont possibles, 68 % des sondés disent qu’ils ont le sentiment d’être français. En revanche, quand ils n’ont droit qu’à une seule réponse, seulement 38 % se disent avant tout français.
 Ainsi, plus d’un citoyen français sur cinq se définit avant tout comme habitant de sa ville. Une majorité des autres sondés (45 %) à qui on a demandé quel était leur premier sentiment d'appartenance se définissent davantage à l'échelle d'un territoire : ils disent se sentir "avant tout" habitant de leur ville à 21 %, de leur quartier à 14 %, de leur région à 6 % et de leur département à 4 %.
  11 % dit se sentir "avant tout" "citoyen du monde" et 6 % "européen". Les sondés sont par ailleurs 41 % à estimer que c'est le "milieu social" qui "rapproche le plus les gens entre eux", 34 % "le lieu de résidence (même quartier ou même commune)" et 33 % "la culture". La langue (27 %), la nationalité (10 %) et la religion (6 %) viennent ensuite. Le critère de l'âge recueille 28 % des opinions. Interrogés sur les éléments constitutifs de l'identité française les plus importants, les sondés placent au premier rang les droits de l'homme (96 %), devant la langue française (95 %), le système de protection sociale (94 %) et "la culture, le patrimoine" (92 %). Viennent ensuite "la capacité d'intégration des diversités culturelles et ethniques" (81 %), la laïcité (80 %) et "l'héritage chrétien" (41 %)
Cher "Président" de l'Europe !  ( 19/11/2009 )
Selon un document confidentiel du Conseil européen,  divulgué par le quotidien belge De Netto,   le "Président" de l'Europe gagnera annuellement 350.000 euros et aurra une équipe forte de 22 assistants et  attachés de presse ainsi que  de 10  agents de sécurité.  Il coûtera ainsi au contribuable européen pas moins de 6 millions d'euros par an. Il convient de souligner que c'est le double du salaire de premier ministre belge et beaucoup plus que celui du président  des Etats-Unis (269.000 euros par an) !


Crucifix dans les écoles italiennes : la Cour européenne provoque un tollé
 ( 18/11/2009 )
La Cour européenne des droits de l'homme a récemment interdit les  symboles chrétiens dans les salles de classe des écoles en Italie. Sur une suggestion de Mario Borghezio Les députés italiens ( Lega Nord) au Parlement européen, membres du groupe Europe Libertés Démocratie, ont reçu le  soutien  unanime des députés européens du groupe  pour prendre une initiative afin d'éviter que, suite à l'adoption du traité de Lisbonne et en raison de la charte européenne des droits de l'homme, une telle décision ne se renouvelle  sans aucun respect pour le principe de subsidiarité  et pour les racines et la foi chrétienne. Le crucifix n'est en effet pas seulement un symbole religieux, c'est d'abord  un symbole culturel et historique profondément ancré dans la conscience populaire et nationale italienne. Et il est difficile de prouver ses répercussions sur la libre formation de la conscience des élèves.


Les Pays-Bas pourraient être les premiers à abandonner leur diplomatie nationale
( 17/11/2009 )
L'élite néerlandaise aurait-elle des regrets d'avoir finalement ratifié le traité de Lisbonne, malgré le Non de 2005 quelques jours après celui de la France ? Voilà que le service européen pour l'action extérieure, comprenez la diplomatie européenne unique, fait grincer des dents aux Pays-Bas. Avec près de 70.000 employés et quelque 500 millions d'euros par an, le pays entretient l'un des services diplomatiques les plus importants d'Europe, soit environ un quart de plus que les pays comparables. Or, selon une initiative parlementaire tirant les conséquences de l'entrée en vigueur imminente du traité de Lisbonne, ces services doivent être désormais restreints et les ambassadeurs transférés vers l'U.E.  Mais des voix de plus en plus nombreuses se font entendre aux Pays Bas : si  on laisse à Bruxelles le soin de faire de la diplomatie, on retire un peu d'influence aux Pays-Bas et cela ne sert en rien  les intérêts néerlandais.


 L'Europe centrale et orientale souffre particulièrement de la crise ( 16/11/2009 )
La crise économique et financière n'a pas les mêmes conséquences  partout. Ce sont les Etats d'Europe centrale et orientale qui sont les plus sévèrement touchés :  En 2009, selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI), l'économie de l'Afrique du Sud ne régresserait que de 2,2 pour cent.alors que c'est une véritable Berezina que connaissent ces pays européens  ou la chute du Produit Intérieur Brut (PIB) est considérable.


 Vers une Europe orwellienne ? ( 3/11/2009 )
Faudra-t-il bientôt fermer le Ministère de l'intérieur ? Alors que la ratification du traité de Lisbonne est acquise, une étude d'Open Europe sur "Comment l'UE vous surveille"   conclue à l'émergence d'un système super-étatique de surveillance à l'échelle de l'Europe.  Le traité de Lisbonne marque en effet un transfert significatif des pouvoirs des gouvernements nationaux vers l'Union dans le domaine de la justice et des affaires intérieures. Il conduira à une augmentation du volume et de la portée de la législation européenne dans ces domaines, laquelle a déjà un impact profond sur les libertés civiles des citoyens et leur vie privée. Comme pour les mesures en matière d'asile et d'immigration, les ministres de l'UE et la Commission européenne sont en train de négocier une série de nouvelles propositions législatives très controversées, qui ont pour objet d'augmenter fortement le rôle de l'Union européenne en matière de police, affaires pénales, et questions de sécurité. Les dirigeants européens espèrent parvenir à un accord formel sur de nombreuses initiatives pourtant controversées, d'ici à la fin de l'année. Elles comprennent : l'objectif de former un tiers des policiers à travers l'UE dans une «culture commune» de la police en Europe, la collecte massive et le partage des données personnelles, y compris les relevés d'ADN dans une base de données européenne; des techniques de surveillance controversés dont les «cyber patrouilles », la création d'un embryon de ministère européen de l'intérieur ("UE Home Office") habilité à décider des coopérations en matière policière, de frontières, d'immigration et sur les questions de justice pénale ; un plan-cadre de l'UE sur l'échange d'informations, le transfert des dossiers pénaux entre les États membres, une multiplication par trois du nombre de mandats d'arrêt européens, l'accès aux bases de données fiscales nationales d'autres Etats membres, et des lois européennes sur les droits d'accès des citoyens à Internet, parmi beaucoup d'autres choses. Rappelons qu'en application du traité constitutionnel de Lisbonne, les gouvernements nationaux vont perdre le bénéfice du vote à l'unanimité qui leur permettait d'éventuellement bloquer un projet législatif de la Commission sur toute question relative à la justice et aux affaires intérieures, tandis que la Cour de justice européenne (CJUE) en sanctionnera l'application.


 Services diplomatiques européens  (14/10/2009 )
Le traité de Lisbonne prévoit, pour son futur ministre des affaires étrangères de l'UE ( «Haut représentant» pour la PESC) un "Service européen d'action extérieure" (SEAE), réseau de véritables ambassades de l'Union, concurrentes des ambassades nationales. Les Etats qui ont pourtant signé et ratifié à toutes forces le traité de Lisbonne en évitant les peuples, rechignent à ce que le SEAE soit sous l'autorité administrative, politique et budgétaire de la Commission plutôt que du Conseil. Or, ce "Haut Représentant" sera bien vice-président de la Commission. Pourtant, Londres, Paris et Berlin préféreraient que ce réseau diplomatique européen soit responsable devant le Conseil, et non la Commission, afin de garder une certaine maîtrise. Mais le rapporteur du projet au Parlement européen, l'Allemand Elmar Brok  annonce un service de "6000 à 8000 personnes" (pour commencer ...) et avertit que si le SEAE n'est pas sous le contrôle de la Commission de Bruxelles, le Parlement européen pourrait bloquer le budget du service, voire l'approbation de tel candidat pour la fonction de Haut Représentant ! Alors que l'on attend encore le résultat d'un recours constitutionnel tchèque et d'un possible addendum sur les décrets Bénes, le Parlement européen a décidé d'aller vite, quitte à bousculer ses députés : le rapport d'initiative sur le SEAE sera adopté en Commission le 19 octobre au soir, les députés auront alors quelques heures seulement pour l'amender avant le débat express et le vote à peine trois jours après, le 22 octobre à Strasbourg.  Rappelons que l'Union européenne n'a officiellement de "politique étrangère et de sécurité commune" que depuis le traité de Maastricht de 1992. Pourtant, la Commission ne s'est pas privée de développer depuis cinquante ans une activité pseudo-diplomatique à travers sa représentation extérieure, comme elle s'en félicite  : "cette année, le Service extérieur de la Commission célèbre son 50e anniversaire, à un moment où l'intégration européenne entre dans l'un de ses plus grands défis mais aussi une période des plus prometteuse". La Commission européenne dispose donc déjà d'un imposant réseau de 130 délégations diplomatiques où sont employés plus de 5.000 personnes dans le monde entier, dont beaucoup usent sans vergogne du titre «d'ambassadeur» qu'ils n'ont pourtant pas. Certaines de ces délégations paraissent très nombreuses : au Burkina Faso par exemple, l'UE dispose d'une délégation de 45 personnes...


 Tabac : nouvel exemple de schizophrénie politique  (14/10/2009 )
Entre l'Europe et la France, il faudra peut-être un jour faire un choix. Car la schizophrénie guette ces politiques qui ont l'art d'appuyer sur le frein et l'accélérateur en même temps, selon qu'ils sont à Paris dans leur ministère ou à la table du Conseil à Bruxelles. D'un côté, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, prépare une hausse du prix du tabac de 10%. La dernière majoration remonte à août 2007, avec une hausse de 6%. Cette hausse devrait intervenir  fin octobre. Une politique nationale anti-tabac totalement ubuesque, puisqu'au même moment, les cigarettes pourront dès avril prochain s'acheter légalement sur internet, bien moins cher que chez les buralistes. Au 1er janvier selon le quotidien «Les Echos», la France aura dû transcrire en droit national la directive européenne 118 sur les droits d'accise frappant le tabac et les alcools, qui prévoit la vente de tabac sur Internet. « Les conditions d'application de la directive sont loin d'être arbitrées », a confié le ministère du Budget au quotidien « Les Echos ». Pour l'Etat, l'enjeu financier est important dans la mesure où la vente de cigarettes lui rapporte 13 milliards d'euros par le biais des taxes. Le gouvernement devra notamment encadrer ce commerce pour que les prix des cigarettes vendues sur internet soient «alignés» sur les tarifs appliqués par les buralistes. La transposition de la directive devrait s'effectuer dans le cadre du projet de loi de Finances rectificatif présenté à l'Assemblée nationale mi-novembre. Les dispositions précisant les modalités du commerce des cigarettes sur Internet doivent être publiées au 1er janvier 2010 pour une application au 1er avril.


Déficit de 8,5% en 2010 : menace pour l'Euro ?  (14/10/2009 )
Être l'adversaire du Pacte de Stabilité signifie-t-il être un partisan des déficits publics abyssaux ? C'est pourtant ce que sous-entend le très europhile correspondant de Libération à Bruxelles, Jean Quatremer, qui s'interroge gravement, après la présentation du projet de loi de finances pour 2010 sur  le Pacte de stabilité européen. "Profitant de la crise, les « antimaastrichtiens » de 1992 ne prennent-ils pas leur revanche ?" s'interroge-t-il, accusant implicitement Henri Guaino, le conseiller spécial du Président de la République, de vouloir détruire l'Euro : "Car le Pacte de stabilité n’est pas seulement mis entre parenthèses, il a volé en éclat. Les chiffres annoncés aujourd’hui par Christine Lagarde, la ministre des Finances, donnent le tournis : un déficit de -8,5 % du PIB en 2010, contre -8,2 % cette année, un retour sous le plafond des 3 % du Pacte de stabilité renvoyé en 2015 (je répète : 2015) et encore à condition que la croissance soit d’au moins 2,5 % d’ici là, une dette qui atteindra les 86 % du PIB l’année prochaine (contre 22 % en 1981), l’effet spirale vers les 100 % et au-delà paraissant bien engagé. Autant dire que le retour à l’équilibre des comptes publics n’aura sans doute jamais lieu, comme le note ironiquement un diplomate allemand : « c’est toujours demain avec la France, ce qui veut dire jamais ». Il n’a pas tout à fait tort, puisque les 2,5 % de croissance nécessaire à un simple retour dans les clous du Pacte de stabilité paraissent hors de portée : dans sa dernière « EU Economy Review », la Commission européenne estime ainsi que la croissance potentielle de l’Union sera limitée à 1,5 % durant plusieurs années, les effets à long terme de la crise se conjuguant au vieillissement de la population… Bref, l’Hexagone s’enfonce inexorablement dans les déficits et la dette."


l'U.E., Bien en soi...
Contrairement à ce que ne cessent de répéter la quasi-totalité des médias, l'Irlande n'est pas "le dernier pays à ne pas avoir ratifié le Traité de Lisbonne". Les journalistes confondent ratification et signature du chef de l'Etat (après ratification). La République tchèque, la Pologne, la Finlande et l'Allemagne n'ont pas ratifié définitivement (légalement) le prétendu "traité simplifié" (alias Traité constitutionnel européen), pour des raisons différentes d'ailleurs. Dans le cas de Allemagne, un groupe parlementaire (composé notamment du parti Die Linke) a déposé une plainte devant la Cour constitutionnelle de Karlsruhe (pour inconstitutionnalité, c'est-à-dire non compatibilité avec la Constitution allemande), ce qui suspend la ratification finale au jugement de ladite Cour (qui n'interviendra pas avant l'été prochain).
Ainsi, les adeptes du principe tautologique "il faut plus d'Europe parce qu'il faut plus d'Europe" ne prennent pas la peine de se renseigner correctement et ignorent (je n'ose pas penser qu'ils mentent sciemment) un fait d'une grande importance : l'Allemagne, moteur de l'U.E., n'a pas ratifié le Traité de Lisbonne et quatre autres pays sont dans le même cas. L'annonce répétée à l'envi de la ratification massive du Traité de Lisbonne permet de donner l'impression d'un consensus (en l'occurrence entre les gouvernements et pas entre les peuples et leur gouvernement respectif) et d'inciter à considérer que l'adoption et l'application du Traité de Lisbonne sont urgentes. Les dirigeants européens se servent d'ailleurs de cet argument pour culpabiliser les Irlandais. Une fois encore nous avons affaire à l'omniprésente rhétorique de l'obligation et de la nécessaire soumission au Bien en soi qu'est censée représenter l'U.E.


Barroso poussé par Washington
M. Zapatero, premier ministre espagnol (socialiste) soutient à son tour après d'autres d'autres socialistes, M. Barroso le "conservateur" qui brigue un second mandat à la tête de la Commission européenne. Comment comprendre ? Comme souvent, il suffit de chercher l'Empire : M. Zapatero, comme la plupart des chefs de gouvernement socialistes, n'a rien à refuser à Washington, qui tient à reconduire leur homme-lige ...

Chantage turc
Le projet Nabucco, un gazoduc de 3.300 km, doit contribuer à l'approvisionnement vers l'Europe de gaz issu de la Caspienne, voire du Moyen-Orient, en évitant le territoire russe. Il doit passer par la Turquie, la Bulgarie, la Roumanie, la Hongrie, pour aboutir en Autriche. Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a menacé de revoir sa position sur le projet Nabucco en cas de blocage des négociations d'adhésion à l'U.E.

La pêche artisanale prend l'eau 
La Commission tue la pêche artisanale française alors même que nos ressources en poisson sont abondantes. Les quotas de pêche sur le cabillaud et la sole décidés unilatéralement par la Commission mettent en péril la survie de plusieurs centaines d’artisans pêcheurs qui, à juste titre, ont lancé un mouvement de protestation dans plusieurs grands ports.
Gros grains de sables 
La sortie de la zone euro de plusieurs pays de l'U.E. est de plus en plus possible, voire l'éclatement de la zone euro. On comprend mieux les menaces de l'un des dirigeants de la Banque centrale européenne : sortir de la zone euro vaudrait exclusion de l'U.E... En attendant plusieurs économistes, y compris favorables à l'euro, tel M. Pisani-Ferry, se montrent fort pessimistes. Attention à ne pas sortir parmi les derniers. Car, comme au restaurant, ce sont eux qui paieront l'addition !
Pendant ce temps là, les eurocrates font trempette... 
L'affaire pourrait paraître anecdotique, mais elle est symbolique. En 2007, l’assemblée plénière et le Bureau du Parlement européen, ainsi que la Commission des budgets donnaient leur feu vert à l’extension du club de sport situé dans les locaux du Parlement à Bruxelles - prévoyant un ensemble piscine-spa de plusieurs millions d’euros pour les députés et les personnels. Gérard Onesta, vice-président vert du Parlement européen, qui "porte" ce projet a beau essayer de tempérer (il ne serait question que d'une "rénovation", avec construction d'un simple espace "aquagym" de "85 cm de profondeur"), nul ne comprend que cette anodine baignoire coute plus de 6 millions d'euros ! Afin d'échapper aux cris d’orfraie des quelques députés soucieux des deniers publics, M. Onesta a revu le projet dont l’appel d’offres en cours porte sur un montant de 7,8 millions d’euros, auxquels s’ajoutent les études et le pilotage - soit 9,3 millions d’euros (!). Le gestionnaire, une société néerlandaise, est déjà sélectionné. Aux dernières nouvelles, le bureau du Parlement a décidé d'attendre un peu pour signer son contrat... après les élections ?
Après le vin rosé...
Le règlement "européen" autorisant le coupage entre vins blancs et vins rouges, qui pourrait s'appeler "vin rosé",  est évidemment scandaleux : or,  le ministre français de l'agriculture, Michel Barnier avait donné son accord au mélange lors d'un vote à Bruxelles le 27 janvier : pourtant, la France est aujourd’hui le premier producteur mondial de rosé. Quelle place lui restera-t-il dans un marché européen et mondial ouvert à la concurrence agressive de rosés artificiels à bas coût, provoquant à la fois la chute des prix et l’agonie des AOC ? Le jeu des commissaires européens allié au libre échangisme aura une fois encore  des répercutions terribles sur nos terroirs et notre viticulture, ainsi que sur des dizaines de milliers d'emplois en France.

... l’orangeade...

En Italie, c’est “l’orangeade sans oranges” qui  émeut : jusqu’à maintenant, il fallait au moins 12% d'authentique jus d’orange pour avoir le droit à la dénomination. Après un vote du Sénat se mettant en conformité avec une directive européenne, ce seuil n’existe plus. Les producteurs d’oranges vont perdre un débouché de 120 millions de kilos par an.
... et les bretzels ?

On connaissait l'U.E. destructrice des peuples mais on ne connaissait pas encore l'U. E. destructrice des bretzels traditionnels. C'est pourtant la crainte des boulangers bavarois qui pensent que leur spécialité est menacée  Le bretzel contient environ 15 g de sel par kilo de pâte à pain. Or, la commission étudie la possibilité de limiter la quantité de sel à 1g par kilo.

Traité de Lisbonne
La résistance s'organise en Grande Bretagne : et de 5 !

Mark François, "ministre des Affaires européennes" du shadow cabinet britannique, vient de déclarer que le parti Conservateur « n'acceptera pas le traité de Lisbonne qui n'a pas de légitimité démocratique en Grande-Bretagne" et qu'il envisageait un référendum. Après l'Irlande, la République Tchèque, la Pologne, et même l'Allemagne, voici un nouvel Etat  et pas des moindres, qui pourrait poser quelques problèmes au "maudit traité".

Et de 6 ?

Werner Faymann, chancelier autrichien, a stigmatisé le fait que "nous ayons fait ratifier la Constitution européenne, puis le traité de Lisbonne, par notre seul Parlement" et jugé que "ce  n'est pas précisément la preuve éclatante que nous avions confiance dans le peuple"... Et de s'interroger sur un troisième vote parlementaire ou sur un référendum, au cas où  les Irlandais votent Non à  nouveau... 

Et de 7 : la Belgique traine...

Le pays hébergeant les principales institutions européennes n'a toujours pas déposé à Rome la totalité de ses instruments de ratification du traité de Lisbonne, le paraphe royal faisant défaut. Ses différents parlements n'auraient en réalité pas encore trouvé d'accord, si bien que cinq citoyens belges en ont profité pour saisir la Cour constitutionnelle qui, comme son homologue allemande, examinera donc le traité... 
Accords entre les députés européens du groupe démocrate chrétien/conservateur (PPE-DE) et ceux du groupe socialiste (PSE) lors du vote final
(vote par appel nominal) en 2008
     En 2008, les 535 votes finaux par appel nominal étaient répartis de la manière suivante entre processus de prise de décision et déclarations :
•    126 procédures de codécision, première lecture,
•    1 procédure de codécision, troisième lecture,
•    8 procédures de l’avis conforme,
•    29 procédures budgétaires ou procédures en vue de contrats interinstitutionnels,
•    30 procédures de décharge,
•    116 procédures de consultation,
•    8 dispositions relatives au règlement intérieur du PE, dont 3 procédures relatives à l’immunité,
•    217 initiatives propres ne relevant pas de la procédure législative (sur un total de 212 affaires, dont une affaire pour laquelle le vote par appel nominal concernait deux résolutions différentes émises par les groupes, ainsi qu’une affaire pour laquelle le vote par appel nominal concernait cinq résolutions différentes émises par les groupes).

Synthèse

   1/ Lorsque les groupes PPE-DE, PSE et ADLE ne sont pas parvenus à un accord sur une affaire lors du vote final, les groupes étaient souvent divisés intérieurement.
    2/ Pour 28 votes par appel nominal sur 535 (5 %), pour les votes finaux de 2008, les groupes PPE-DE, PSE et ADLE n’ont pas pu parvenir à un accord. Mais les 28 votes par appel nominal ne concernaient que 23 affaires puisque, pour deux de ces affaires, il y a eu plusieurs votes par appel nominal concernant diverses résolutions émises par les groupes.
    3/ Les deux grands groupes politiques PPE-DE et PSE n’ont été en désaccord que pour 18 votes par appel nominal sur 535 (3 %), pour les votes finaux de 2008. Pour 7 de ces 18 votes par appel nominal, un des groupes a néanmoins choisi de s’abstenir lors du vote final et, dans un huitième cas, un groupe n’a pas voté du tout. Il reste 10 votes par appel nominal sur 535 (1,9 %), pour lesquels le PPE-DE et le PSE ont donc été en totale opposition et ont enfreint le principe du consensus au sein du PE.
     4/ Sur les 23 affaires pour lesquelles il y a eu un désaccord entre les trois grands groupes politiques, 18 affaires relevaient de l’initiative propre et non de la procédure législative (il ne s’agissait donc que de l’expression d’un souhait), trois de la procédure de consultation (en principe, également une simple déclaration au Conseil), et deux affaires relevaient de la procédure de codécision en première lecture.
    5/ Les 10 votes par appel nominal pour lesquels le PPE-DE et le PSE ont été en désaccord concernaient neuf affaires. Sur ces neuf affaires, sept relevaient de l’initiative propre et non de la procédure législative (il ne s’agissait donc que de l’expression d’un souhait), une de la procédure de consultation (en principe, également une simple déclaration au Conseil), et une de la procédure de codécision en première lecture (un rapport relatif aux règles communes et traitant des normes et procédures communes concernant le retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier).

   Le PPE-DE et le PSE sont donc parvenus à un compromis dans 97 % des 535 votes par appel nominal, parmi les votes finaux qui ont eu lieu au Parlement européen en 2008.
Bienvenue en  U.E.
Ce n'était pas assez simple, l'U.E. complique encore : une directive européenne de 1975 imposait déjà de stricts conditionnements de matières alimentaires (poids homogène pour toutes les marques). D'ici 2012, la Commission entend encore changer. En rayons, les groupes alimentaires pourront proposer un paquet de riz de 848 g, une cannette de soda de 28 cl, un paquet de pâtes de 812 g...
Attention au prix au kilo... écrit tout en bas, dans le coin de l'étiquette, parce que celui-ci pourrait bien réserver des surprises aux consommateurs qui croiront payer pour leur habituel conditionnement de 1 kg et achèteront finalement 20% de produit en moins... A quand des emballages de poids différent ?
Bienvenue au Parlement européen
Voici pêle-mêle quelques  textes votés par les députés européens qui montrent bien l'activité  de cette institution.

Tout d'abord, deux rapports sur des sujets qui passionnent les Européens, particulièrement en temps de crise: le rapport Belet "sur l'étiquetage des pneumatiques en relation avec l'efficacité en carburant et d'autres paramètres essentiels" et le rapport Markov "relatif aux prescriptions uniformes concernant la réception de véhicules commerciaux pour ce qui est des saillies extérieures à l'avant de la cloison postérieure de la cabine".

Puis la question du contrôle des pêches qui prévoit d'inclure pour certaines espèces de poissons, les prises issues de la pêche récréative (donc la pêche à la ligne) dans les quotas nationaux !

Au cours de la même session (début mai 2009), a été adopté à une écrasante majorité (485 pour 110 contre),  un texte portant sur "la politique commune de l'immigration pour l'Europe". Ce texte observe dans ses considérants que "l'immigration pourrait jouer un rôle de catalyseur pour améliorer les résultats économiques de l'UE".
Manipulations anti-tchéques
Le Conseil européen de juin pourrait-être vidé de sa substance pour éviter que le président Vaclav Klaus y joue un rôle ! L'hypothèse de son report pur et simple jusqu'à la présidence suivante (suédoise, et donc aussi assez "eurosceptique"...) est même évoqué...
La résistance s'organise en Grande Bretagne : et de 5 !

Mark François, "ministre des Affaires européennes" du shadow cabinet britannique, vient de déclarer que le parti Conservateur "n'acceptera pas le traité de Lisbonne qui n'a pas de légitimité démocratique en Grande-Bretagne"  et qu'il envisageait un référendum. Après l'Irlande, la République Tchèque, la Pologne, et même l'Allemagne, voici un nouvel Etat  et pas des moindres, qui pourrait poser quelques problèmes au "maudit traité".

Et de 6 ?

Werner Faymann, chancelier autrichien, a stigmatisé le fait que "nous ayons fait ratifier la Constitution européenne, puis le traité de Lisbonne, par notre seul Parlement" et jugé que "ce  n'est pas précisément la preuve éclatante que nous avions confiance dans le peuple"... Et de s'interroger sur un troisième vote parlementaire ou sur un référendum, au cas où  les Irlandais votent Non à  nouveau...

Et de 7 : la Belgique traine...

Le pays hébergeant les principales institutions européennes n'a toujours pas déposé à Rome la totalité de ses instruments de ratification du traité de Lisbonne, le paraphe royal faisant défaut. Ses différents parlements n'auraient en réalité pas encore trouvé d'accord, si bien que cinq citoyens belges en ont profité pour saisir la Cour constitutionnelle qui, comme son homologue allemande, examinera donc le traité...

L'Union Européene et la Russie

L’Union européenne hausse le ton face à la Russie. Il n’est pas certain que Moscou en soit impressionné. Il faut cependant noter et regretter qu’après avoir commencé par montrer au départ une retenue légitime, Nicolas Sarkozy est à son tour entré dans la spirale de la rhétorique anti-russe. Les remontrances américaines après son accord avec le Président Medvedev n’y sont évidemment pas étrangères. D’autre part la décision de geler les négociations sur le partenariat économique et politique avec la Russie révèlent le poids croissant des Etats de l’Europe orientale et baltique dans la définition de la politique de l’Union avec la Russie. Déjà l’opposition de la Pologne avait bloqué une première fois ces négociations. Dans la crise ukrainienne, la France avait su éviter d’épouser les querelles de ces Etats. Il serait dangereux qu’elle se laisse entraîner maintenant dans une politique de confrontation avec la Russie manifestement contraire à ses intérêts. Face à ces inquiétantes dérives, la France doit réserver sa liberté de décision et d’action.

La justice européenne condamne une nouvelle fois la France !

La Cour de justice européenne vient de rejeter un recours de la France contre l'interdiction dans l'UE de la pêche à la "thonaille",  filet  utilisé pour la capture de thons en Méditerranée, et a condamné Paris aux dépens.

Bruxelles avait banni cette pêche en 2002, la considérant comme "potentiellement dangereuse pour les cétacés", ce que les pêcheurs contestent. La France avait demandé la levée de cette interdiction, et  la Commission avait saisi la Cour de Luxembourg en 2007. Comme toujopurs, elle  juge que le recours contre la France est "fondé" : " En s'abstenant de contrôler, d'inspecter et de surveiller de façon satisfaisante l'exercice de la pêche au regard de l'interdiction des filets maillant dérivants pour la capture de certaines espèces, et en ne veillant pas à ce que soient prises des mesures appropriées contre les responsables d'infractions à la réglementation communautaire (...), la République française a manqué aux obligations qui lui incombent".

Pourtant, les filets maillant dérivants incriminés, utilisés dans le Pacifique n'ont aucun rapport avec la "thonaille", car ils sont déroules sur des centaines de kilomètres (contre  10 km maximum pour la "thonaille").

Libérables

Les patrons des régions d’Allemagne, Autriche, Italie, Grèce frontalières des nouveaux membres de l’U.E. exigent la levée des restrictions sur l’immigration de la main d’œuvre en provenance des pays de l’Est et exhortent ceux des gouvernements qui maintiennent un contrôle à laisser les ouvriers venir travailler dans leurs  entreprises.

Condamnable

La Slovaquie a été sommée par la Commission de modifier sa loi postale, avec un délai d’un mois à compter du 7 octobre, date de notification de cette décision. Bratislava est accusé d’accorder un privilège à la poste publique en matière d’envoi de plis dits « hybrides », transmis par voie électronique. Les concurrents privés de la poste slovaque étaient, selon Bruxelles, victimes d’une distorsion de concurrence.

La Russie dans l'U.E. ?

Silvio Berlusconi s'est prononcé pour une reprise des négociations avec la Russie sur un accord de partenariat stratégique et souhaite à terme son adhésion à l'U.E. : "Il faut absolument le faire. Mais moi, je vois plus loin. Cela fait des années que j'ai cette vision. Je considère la Russie comme un pays occidental et donc, mon projet est qu'elle puisse devenir un membre de l'Union européenne dans les prochaines années".

Une élection à l'américaine, bientôt en Europe

Alain Lamassoure (député européen UMP-PPE) l'écrit noir sur blanc : « Le traité de Lisbonne institue un Etat fédéral, sur le modèle allemand, et le président de la Commission sera le Monsieur ou Madame Europe. En décembre prochain, le PPE désignera son candidat pour la présidence de la future Commission. On lui demandera de faire campagne dans les 27 pays. Si nous y parvenons, le PSE, pour être crédible, devra faire de même. Les grandes chaînes de télévision devront alors organiser entre eux des face-à-face du type de ce que nous avons vu récemment en France et aux Etats-Unis. Et le Président élu(e) sera ainsi choisi par les 500 millions de citoyens européens. » On ne sait cependant pas dans quelle langue se déroulera la campagne électorale…

L'Anglais est la langue minoritaire de l'Union Européenne ?

Le Président de la Commission Européenne, José Manuel Barroso, a affirmé lors d'une conférence de presse conjointe avec Nicolas Sarkozy, que l'Anglais était la langue minoritaire en Europe, considérant même qu'il l'utilisait afin de respecter la "diversité linguistique". Témoin de cette absurdité, le Président Sarkozy s'est exclamé : "vous pouvez parler portugais, aussi, c'est une minorité qui compte, elle n'est pas qu'anglaise la minorité !"...

On ne peut qu'être consterné, par cet autisme de Monsieur Barroso, pourtant aux manettes de la Commission Européenne,  qui fait preuve d'une incompétence inégalable et qui prouve, une fois de plus, l'incroyable écart qui se creuse entre le peuple et les élites technocrates de l'Union Européenne. Elles-mêmes incapables de savoir que l'Anglais est en train de remplacer toutes les langues au sein de leurs institutions, ou usant d'une flagrante mauvaise foi pour imposer la langue officielle qu'ils ont choisie.

Le patronat pour l’immigration massive

Les patrons  des régions d’Allemagne, Autriche, Italie, Grèce frontalières des nouveaux membres de l’U.E. exigent la levée des restrictions sur l’immigration de la main d’œuvre en provenance des pays de l’Est et exhortent ceux des Gouvernements qui maintiennent un contrôle à laisser les ouvriers venir travailler dans leurs  entreprises. Tout est clair !

Pologne : euro ou pas euro ?

Le président polonais estime largement prématuré d'envisager pour 2012 l'adhésion de la Pologne à la zone euro. Pour Lech Kaczynski,  l'introduction de la monnaie européenne provoquerait "l'appauvrissement d'une partie de la société polonaise" et devrait, en tout état de cause, faire objet d'un référendum national. La banque centrale polonaise déconseille aussi l'adhésion à l'euro, « en raison de la crise financière dans le monde. " Rappelons que les 10 pays entrés en 2004 dans l'U.E. n'ont pas à choisir s'ils veulent ou non de l'euro, ils doivent simplement se préparer à y entrer. Cela n'est pas du goût du Président polonais Lech Kaczyńsky qui souhaite organiser une consultation sur le sujet. La consultation pourrait se tenir dès le printemps 2009... A suivre.

La Pologne résiste, l'Italie aussi

Alors qu’elle accueille en décembre la prochaine conférence mondiale sur le climat à Poznan, la Pologne maintient son refus du Paquet Energie Climat, le plan de lutte européen contre le changement climatique », censé être adopté avant la fin de l’année, estimant qu’il « conduirait à augmenter le prix de l'électricité de 90% ». Silvio Berlusconi a également annoncé son intention de mettre son veto,  en raison de son coût et à cause de la crise financière.

Bruxelles veut réformer le contrôle de la pêche

La Commission a présenté le 14 novembre un paquet de mesures pour renforcer les contrôles  et les sanctions contre les pêcheurs qu’elle qualifie de « pirates ». Elle entend éviter que des pêcheurs d’un pays de l’U.E. fuient vers un autre pays membre où les amendes sont moins sévères. En effet, le montant moyen de ces amendes varient de 170 euros (en Slovénie) à 6070 euros (en Belgique). La France affiche une contravention de 5105 euros, niveau assez élevé, surtout quand on sait qu’il y eut en 2007, 1 360 infractions graves. Par ailleurs, on apprend que la Commission vient de proposer que les quotas de pêche au cabillaud soient –encore !- réduits de 25 % l’année prochaine…

Stupide et dépensière

L'U.E. a généreusement fait don de 100 000 euros à un Danois, Ole Harild, afin d'établir une piste de ski sur l'île de Bornholm, dans la Baltique ! Cette île, surnommée "l'île ensoleillée", n'est pas franchement reconnue pour son taux d'enneigement, et son sommet n'atteint pas 100 mètres. Mais ces conditions défavorables n'ont pas empêchées M. Harild de rêver d'une piste de ski sur son île. N'espérant même pas une issue favorable, il se décida à adresser une demande de subvention à l'U.E., tout en avouant qu'il ne pensait pas que les experts de l'UE "allaient soutenir quelque chose d'aussi fou ». Puis, comme la subvention fut accordée, il a estimé qu’  « il n'y avait pas de raison de ne pas réaliser ce projet". Ces 100 000 euros, prélevés sur les contribuables des pays européens ont permis à quelques Danois de skier un jour et demi l'hiver dernier ! La ministre de l'Agriculture danoise, Eva Kjer Hansen, dont le ministère est responsable du régime d'aide européenne, a reconnu que "les critères d'obtention des subventions n'étaient pas assez sévères", et qu'elle allait "serrer la vis en 2009"… Et ce n'est pas le seul projet ubuesque subventionné par Bruxelles : on évoque ainsi  un concours pour le meilleur plat de la Baltique et un terrain de golf dans un monastère !

L'U.E. favorise l'immigration

L'U.E. souhaite attirer des travailleurs hautement qualifiés issus des pays tiers, qu'ils soient africains, chinois ou du sous-continent : tels sont les termes d'une directive en préparation, qui prévoie d'offrir à cette élite diplômée, une carte bleue, l'équivalent de la «green card» : ses possesseurs bénéficieront d'une liberté de circulation dans l'U.E. et dès leur installation, pourront y convier leurs familles, sans nécessité de satisfaire à des tests d'intégration. Plus encore : leurs conjoints bénéficieront d'un «accès à l'emploi», et leurs droits sociaux seront identiques à ceux accordés aux nationaux.

La crise financière, nouveau prétexte européiste

Le ministre de la Défense, Hervé Morin assure dans Le Figaro du 30 septembre dernier que "la crise prouve que l'Union  européenne a besoin de se construire " : "La crise n'est pas systémique, elle est l'expression d'un transfert de puissance et d'un monde dont les équilibres sont en train de changer. Et cela devrait en principe nous amener à penser que l'Europe a d'autant plus besoin de se construire et de projeter son modèle."

Vers le coup d'état européen permanent ?

Nicolas Sarkozy a déclaré lors du dernier Conseil européen de Bruxelles,  le 16 octobre :  "On ne peut pas travailler comme ça en changeant tous les six mois sur des sujets importants ;   L’Europe, ce n’est pas seulement le plus petit dénominateur commun où on se repasse les trucs difficiles de présidence en présidence ;  (…) Par exemple, la mise en œuvre de l’accord entre les Russes et les Géorgiens : avec Bernard Kouchner, on en connaît toutes les demi-virgules, toutes les ambiguïtés (…), si bien que c’est un peu frustrant de porter un truc comme ça et puis de ne pas en gérer la suite." Sans doute séduit par "l’activisme et le sens du compromis" de N. Sarkozy, le président de la Commission a reconnu la nécessité d’un « leadership pour les États européens » et lui aurait même suggéré de devenir le premier président permanent du Conseil européen…

Encore de nouveaux élargissements  !

Dans une conférence de presse tenue mercredi 5 novembre à Bruxelles à l’occasion de l’accession de la Macédoine au statut de candidat admis à l’adhésion à l’UE, le Commissaire à l'élargissement, Olli Rehn, plaide en faveur de l’intégration de cinq nouveaux pays, outre les trois candidats la Turquie, la Croatie et, désormais, la Macédoine –notons que les négociations avec ce dernier pays n'ont pas encore commencé. Les cinq autres pays cités par M. Rehn sont des pays des Balkans: l’Albanie, la Bosnie-et-Herzégovine, le Monténégro et la Serbie, y compris le Kossovo tel qu’il est défini selon la résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies. Bruxelles a plusieurs fois réaffirmé la perspective européenne de ces pays, sans, pour autant qu’ils remplissent les critères d'adhésion. Le député (UMP) de Paris, Pierre Lellouche, chargé par le président Sarkozy de relancer les relations franco-turques, vient de déclarer : "C’est une étape historique aussi importante que l’adhésion de la Grande-Bretagne ! "

C’est la cacophonie ; la présidence française avait annoncé qu’il n’y aurait pas de nouveau candidat avant que soit achevée la phase d’approfondissement, que devait accomplir la mise en application de Lisbonne. Pourtant, souvenons-vous : Nicolas Sarkozy avait conditionné la poursuite des négociations d'adhésion à la constitution d'un "groupe de réflexion sur l’avenir de l’Europe" - Projet fumeux destiné essentiellement à endormir les réticences... Ce groupe, dont on ne sait s'il compte 9 ou 12 membres, brille par l'indifférence qu'il suscite : il  doit rendre un rapport en  juin 2010 ! On aura le temps d'oublier jusqu'à son existence…

Bonne nouvelle de Tchéquie : V. Klaus défend son drapeau

‏Le président tchèque est toujours aussi attentif à ce qui pourrait menacer l'identité de son pays. Vaclav Klaus vient d'annoncer qu'il ne hisserait pas le drapeau européen sur sa résidence, le château de Prague, durant la présidence tchèque de l'U.E. qui commence en janvier. Il l’avait déjà refusé le jour de l'adhésion de la République tchèque à l'U.E., le 1er mai 2004, en faisant valoir que "son pays n'était pas une province de l'UE". Un récent sondage montre que les Tchèques sont derrière leur président : ils sont aujourd'hui 55 % à se prononcer contre la ratification du traité de Lisbonne.

Des Britanniques de plus en plus eurosceptiques

Les habitants de Luton, ville anglaise de 200.000 habitants, ont été interrogés par référendum sur leur souhait de rester dans l'U.E ou de la  quitter: 54% se sont prononcé en faveur d'un retrait de l'U.E. et 63% contre le traité de Lisbonne. La presse britannique a donné un large écho à cette consultation à petite échelle ; la presse française, aucun.

Vouloir signer un traité mort

Nicolas Sarkozy pourrait se rendre en Pologne au cours du mois de décembre prochain afin de "convaincre son homologue polonais Lech Kaczynski de signer le traité de Lisbonne". Selon les cabris européistes, le traité, ratifié par le Parlement polonais en avril dernier, attendrait toujours la signature de Lech Kaczynski. Mais, le traité n'attend plus rien, puisque l'Irlande l'a tué...

Vers le coup d'état européen permanent ?

Nicolas Sarkozy a déclaré lors du dernier Conseil européen de Bruxelles,  le 16 octobre :  "On ne peut pas travailler comme ça en changeant tous les six mois sur des sujets importants ;  (…) L’Europe, ce n’est pas seulement le plus petit dénominateur commun où on se repasse les trucs difficiles de présidence en présidence ;  (…) Par exemple, la mise en œuvre de l’accord entre les Russes et les Géorgiens : avec Bernard Kouchner, on en connaît toutes les demi-virgules, toutes les ambiguïtés (…), si bien que c’est un peu frustrant de porter un truc comme ça et puis de ne pas en gérer la suite."

Sans doute séduit par "l’activisme et le sens du compromis" du président français, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso a reconnu la nécessité d’un « leadership pour les États européens » et aurait même suggéré à Nicolas Sarkozy de devenir le premier président permanent du Conseil européen…

Les symboles du super-Etat européen réhabilités par les députés européens

Les 2% hautement symboliques du super-Etat européen - drapeau, hymne, devise, fête - inclus dans "La Constitution Giscard" n' étaient plus  mentionnés dans le Traité de Lisbonne. Or, les voici de retour, par la petite porte du Parlement européen,  avec l'aide des députés français de l'UMP, du PS, et du MODEM ! L'utilisation de l'hymne, du drapeau et de la devise de l'Union européenne sera désormais obligatoire au Parlement européen, ont décidé à Bruxelles ce 9 octobre  les eurodéputés qui regrettaient que ces symboles aient été abandonnés dans le traité de Lisbonne. Les élus européens ont adopté par 503 voix pour, 96 contre et 15 abstentions une modification de leur règlement intérieur, qui entrera en application ce vendredi. Cette modification prévoit que le drapeau européen ("un cercle de douze étoiles d'or sur fond bleu") soit systématiquement installé dans toutes les réunions parlementaires, que l'hymne européen (une adaptation de l'Ode à la Joie de Beethoven) soit joué lors des "sessions solennelles" - lors de la réception par exemple d'un chef d'Etat - et que la devise "Unie dans la diversité" figure sur tous les documents officiels de l'institution. Le Parlement européen a également établi officiellement le 9 mai, anniversaire d'un discours fondateur de Robert Schuman en 1950, comme Journée de l'Europe. Dans une déclaration annexe, les eurodéputés suggèrent même aux dirigeants européens de reconnaître cette journée comme "véritable jour férié européen" pour l'enraciner "dans la mémoire affective des Européens". L'Europe de Bruxelles, c'est l'Hydre de Lerne. Dans la mythologie grecque, Hercule devait tuer ce serpent d'eau à corps de chien possédant plusieurs têtes, mais celles-ci se régénéraient doublement lorsqu'elles étaient tranchées et l'haleine soufflée par les multiples gueules exhalait un poison radical, même durant le sommeil de l'animal.

Anglomanie : un comble !

Les courriels adressés pendant l'été à M. Jacques Toubon,  député français ( UMP/ PPE) au Parlement européen, instigateur de la loi du 4 août 1994 "relative à l'emploi de la langue française", appelée communément "loi Toubon", génèrent automatiquement la réponse suivante : "We are currently out of the office and will be back on monday 25th of august 2008 ".  Pas même un message bilingue !

"Rendez l’argent !"

Personne ne parle des 124,5 milliards d’euros que la France a déboursé pour l'U.E. européen de 2000 à 2006. Voilà pourtant une sacrée marge de manoeuvre : arrêter de payer des politiques néfastes ou de subventionner les délocalisations, oser traduire le fameux "I want my money back" de Mme Thatcher. La cotisation française se monte à plus de 19 milliards d’euros, près de 7 % des recettes françaises. Elle est passée de 4 milliards à plus de 18 milliards d’euros annuels depuis 1982. Le montant de cette contribution brute - telle que prévue pour l’année 2008 - s’élève à 18,4 milliards d’euros, 6,8 % des ressources fiscales nettes du budget de l’État.

La contribution du Royaume-Uni fait, elle, l’objet d’une réduction de 33 %, financée par les autres États membres. Ce que l’on sait moins, c’est que l’Allemagne, les Pays-Bas, l’Autriche et la Suède ont entre-temps également obtenu un rabais à leur profit. De sorte que cette réduction britannique - qui s’élève en 2008 à 5,8 milliards d’euros - la France en finance 26 %...

Débourser 135 milliards d’euros entre 2007 et 20013 ; ne recevoir de l’U.E.  que 90 milliards d’euros pour cette même période : ces chiffres parlent d’eux-mêmes.

Des gosses

L’interdiction de vendre aux consommateurs des briquets dépourvus de "sécurité enfants" est entrée en vigueur dans l'U.E., sous prétexte de "renforcer la protection des consommateurs européens ". ainsi, l'U.E. considère les  habitants des Etats membres comme des enfants, incapables sde décider quel type de briquet acheter. Voila bien l'européisme : si on ne peut pas laisser les citoyens décider dans les toutes petites choses (les briquets...), pourquoi leur ferait-on confiance dans les grandes (Lisbonne) ?

Euro : de l'idéologie à la réalité

Le Figaro titrait le 29 mai, en reprenant une déclaration de Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France et ancien vice-président de la BCE : « La zone euro, un havre de stabilité » ... mais écrivait le lendemain, 30 mai : « Zone euro: inflation record à 3,6% - L'inflation en zone euro a de nouveau accéléré en mai pour revenir à son record historique de 3,6% sur un an, déjà atteint en mars, selon une première estimation publiée aujourd'hui par l'office européen des statistiques ». Plusieurs commentateurs, anticipant la hausse continue des matières premières, évoquent déjà dans les prochaines années une inflation supérieure à 5%...

L'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau renforcé

Le maire de Lahr, actuel porte-parole (allemand) de l'Eurodistrict Strasbourg-Ortenau, a félicité  Roland Ries (PS) pour sa victoire aux élections municipales de Strasbourg : "Je suis persuadé que  vous vous engagerez de manière intensive dans le développement de notre Eurodistrict". La feuille de route de M Ries est donc bien de satisfaire les exigences allemandes ! Le quotidien Badische Zeitung rappelle par ailleurs  que le père du sénateur-maire Ries " faisait partie des incorporés de force alsaciens dans la Wehrmacht". Le nouveau maire de Strasbourg ne pourra pas dire : "Je suis un malgré-nous"...

Pêche : Le Breton Jean Porcher met sa flotte en vente et veut quitter la France

C'est un séisme dans le monde de la pêche et une décision très symbolique au moment où le secteur traverse la plus grave crise de son histoire. Jean Porcher, le plus grand armateur privé du nord-Bretagne, a annoncé qu'il cessait son activité en France. A la tête, jusqu'ici, de 13 chalutiers de 18 à 35 mètres, son entreprise, basée à Saint-Alban (Côtes d'Armor) emploie plus de 150 personnes, dont une grosse centaine de marins. Cinq des bateaux ont déjà été mis en vente et autant devraient bientôt suivre. Selon le Télégramme, qui s'est entretenu avec Jean Porcher, ce dernier ne souhaiterait conserver, à terme, que quatre ou cinq navires qui seraient exploités à l'étranger. L'armateur a fait part au journal breton de son ras-le-bol. « Aujourd'hui, on nous dit que nos filets sont mal faits. Les règlements changent toutes les cinq minutes. Le poisson, c'est bon pour les Espagnols, pas pour nous. Il y en a marre ! », explique-t-il dans les colonnes du Télégramme. Et d'ajouter : « Les chefs d'entreprises sérieux comme moi sont considérés comme des voyous : on est des voleurs de poissons, on triche. Donc, d'ici un ou deux ans, c'est fini. On disparaît de la France. Puisque les gens qui ont le mal de mer veulent nous gérer, ils vont nous gérer ».
Quotas, hausse du gasoil, réglementation de plus en plus contraignante... La filière pêche lutte actuellement pour sa survie. L'annonce de Jean Porcher intervient au moment où son armement s'apprête à entrer en flotte un nouveau chalutier. Long de 25 mètres, le Coelacanthe a été mis à flot par Socarenam, à Boulogne, au début du mois. (Source : Mer et Marine.com)

Les Irlandais revoteront

La perspective d'un second référendum sur le traité de Lisbonne agite l'Irlande. Pour la première fois depuis la large victoire du Non, un membre du gouvernement - le secrétaire d'Etat irlandais aux affaires européennes, Dick Roche - s'est prononcé en faveur d'une nouvelle consultation : « Nous ne pouvons pas exclure la possibilité qu'à un certain moment, et dans les bonnes circonstances, il pourrait être nécessaire de consulter la population une nouvelle fois ; mon opinion est qu'un référendum est la réponse appropriée à la position dans laquelle nous nous trouvons ».
Cela va dans le sens du scénario de sortie de crise imaginé dans les capitales européennes. Début juillet 2008, au début de la présidence française, Nicolas Sarkozy avait estimé que les Irlandais « devraient revoter ». A l'époque, ce commentaire tenu en privé avait agacé des dirigeants irlandais, peu enclins à agir sous la pression de leurs partenaires. « Si nous voulons rester un Etat membre constructif, nous ne pouvons pas simplement ne rien faire et continuer à dire, comme certains le souhaiteraient de notre part : « Non, c'est non », conviennent-ils aujourd'hui !
A Bruxelles, les responsables continuent d'espérer l'organisation d'un référendum avant les élections européennes de juin 2009. Mais selon les derniers sondages, 71 % des Irlandais restent opposés à la perspective d'un nouveau vote.

L'"européanisation" de la Constitution

La révision constitutionnelle prévoit une « nouvelle étape dans l'européanisation de la Constitution » : l'obligation de transmettre à l'Assemblée nationale et au Sénat des projets de tous les actes européens, et de l'élargissement du droit de résolution du parlement en matière européenne. Cependant, comme le précise le site Internet de l'Assemblée nationale, ces résolutions ne sont « pas juridiquement contraignantes ». Situation surréaliste : ces nouveautés seraient introduites parce qu’elles découlaient de la Constitution européenne, puis du traité de Lisbonne – l’un et l’autre désormais défunts…

Les Français de plus en plus opposés à la Turquie dans l'U.E.

En 2004, un sondage réalisé par l’Ifop pour le Figaro indiquait que 68% des Français s’opposaient à un élargissement de l’Union vers la Turquie. 4 ans plus tard, Valeurs actuelles a demandé à l’Ifop de renouveler l’opération. Le résultat est sans appel : 80 % des Français restent hostiles à cette perspective, suivis des Allemands (76%), des Belges (68%) et des Néerlandais (67%). L’opposition majoritaire à l’intégration turque est la règle, quels que soient la classe d’âge, la région d’origine, et même l’engagement politique. Pourtant, 8 chapitres de négociations sur 35 sont actuellement ouverts et le Conseil européen des 11 et 12 décembre 2008 - sous présidence française - pourrait décider d'en ouvrir 2 nouveaux. Une politique des petits pas qui illustre « l’effet d’engrenage » préconisé jadis par Jean Monnet.

Commission : nouvelles accusations de corruption

La Commission européenne est confrontée à de nouvelles allégations de corruption très embarrassantes visant l'un de ses membres, qui aurait donné des  informations confidentielles en échange de promesses d'avantages  financiers. Le Sunday Times  affirme  détenir un enregistrement compromettant un fonctionnaire travaillant à un poste de haut rang dans les services du  commissaire européen au Commerce, le Britannique Peter Mandelson. Il  aurait révélé des informations sensibles à des journalistes se  faisant passer pour des lobbyistes représentant un homme d'affaires  chinois. L'homme aurait notamment divulgué des éléments sur des décisions  que M. Mandelson s'apprête à prendre en matière de politique  antidumping envers la Chine. Il leur aurait aussi donné le nom de  sociétés chinoises qui devraient être autorisées à payer des taxes  antidumping moins élevées dans le cadre d'enquêtes en cours. En échange, les lobbyistes lui auraient proposé 600.000 euros pour un contrat d'un an.

Cette affaire est  d'autant plus embarrassante qu'elle intervient alors que la Commission  vient de lancer une initiative pour tenter de mieux contrôler  l'activité des innombrables groupes de pression à Bruxelles.

Les droits des députés européens limités
Un projet de rapport proposant des modifications au règlement du Parlement européen veut contrôler la possibilité pour les députés européens de poser des questions à la Commission et au Conseil : "la Commission ayant vivement critiqué le nombre des questions que lui posent les élus, il convient d'imposer un filtrage de ces questions par le président du Parlement". Plus inquiétant encore, les questions seront aussi filtrées qualitativement, selon l'amendement 6 sur l'article 110, paragraphe 2.2. : "Les questions sont remises par écrit au Président qui les communique à l'institution intéressée. Le Président lève les doutes concernant la recevabilité d'une question. Sa décision est communiquée à l'auteur de la question."  On y explique notamment que doivent être refusées les questions qui outrageraient les "valeurs fondamentales de l'Union européenne"... par exemple celles reflétant des préoccupations souverainistes ?
Une présidence tchèque prometteuse

La présidence française parvient à sa mi-temps - sans grand résultat pour l'instant - et l'on parle déjà de la présidence tchèque qui débutera fin décembre. Celle-ci s'annonce décoiffante : non seulement le nouveau "président de l'Europe" Monsieur Klaus est une euro-réaliste convaincu (cf l'entretien p. 7),  mais encore le clip qui l'annonce a de quoi inquiéter Bruxelles. Son titre "Europe to Osladim" signifie à la fois "nous allons rendre l'Europe plus malléable" et plus abruptement " nous allons en faire baver à l'Europe". Ce clin d'œil à une opinion tchèque peu favorable à l'U.E. est somme toute fort prometteur... 

La France (du pays réel...) dit Non au Traité de Lisbonne
Le 29 mai 2005, 54,67% de Français disaient Non à la Constitution européenne. D'après un sondage OpinionWay publié le 1er juin dans "Metro", 61% des Français estiment que l'adoption du traité de Lisbonne est une remise en cause de leur vote du 29 mai. 57% estiment que depuis le 29 mai, la façon dont est conduite la construction européenne n'a pas changé ; 29% jugent qu¹elle a changé en mal ; 13% seulement en bien.
Pour l'U.E., la France trouve de l'argent
Pour "sa" présidence, la France a prévu un budget spécial de 190 millions d'euros, record absolu. A titre de comparaison, le Royaume-Uni avait dépensé 13 millions d'euros il y a trois ans...
Bruxelles-Paris : rien ne va plus
A quelques jours de la présidence française, les rapports entre la Commission et Paris se tendent : recommandation sur le déficit public français ; accueil glacial à la proposition de Nicolas Sarkozy concernant le plafonnement de la TVA sur les produits pétroliers ; enquête antitrust sur Gaz de France commandée par la Commissaire Neelie Kroes ; différends sur la pêche ; désaccords sur le livret A ; projet sur l’Union pour la Méditerranée vidé de la quasi-totalité de ses ambitions, etc... Contrairement à ce que laissent souvent entendre les medias, le fait d'exercer la présidence n'y changera rien.
Bruxelles contre la loi anti-piratage française
La Commission réagit déjà vivement au projet de loi français contre le piratage des œuvres sur Internet, regrettant les dispositions de notre "paquet télécoms" dans lequel il est clairement fait référence au respect des droits d’auteur. De toute façon, il y a de fortes chances pour que la législation française devienne illégale, la directive européenne actuellement en préparation sur le service universel ayant pour but d'interdire toute possibilité d’accès aux données personnelles des utilisateurs. A suivre...
Le logement, nouvelle politique remise en cause
A la suite d'une plaine déposée devant le Conseil de l’Europe par la Fédération européenne des associations de soutien aux sans-abri, la politique française du logement est remise en question par l’U.E. : l'Etat français serait responsable de la crise du logement, de l’habitat indigne, des infrastructures inadéquates, des expulsions, de manque de clarté de l’attribution des logements sociaux, de la discrimination au logement. Quoi, encore ?
Appui de Bush à l’adhésion de la Turquie à l’U.E.
Le président des Etats-Unis a indiqué le 10 juin au cours du sommet E.U./U.E. (Slovénie) que "Washington est absolument convaincu que la Turquie doit être membre de l’U.E.". Il est difficile de ne pas voir dans cette déclaration, à quelques jours de la présidence française, un rappel à l’ordre adressé à Paris.
"Turquie/U.E. : destin commun"
Pour ceux qui veulent encore croire que l'adhésion de la Turquie à l'U.E. est une possibilité parmi d'autres destinée à flatter la Turquie sans réelle volonté d'aboutir, le journal interne de la Commission européenne met les choses au clair : "L'U.E. est la meilleure réponse pour le citoyen européen aux défis du XXIème siècle. Depuis la chute du mur de Berlin, la perspective de l'adhésion à l'U.E. a été la force motrice de la transformation spectaculaire de l'Europe centrale et Orientale. Ce processus continue".
Barroso veut des négociations...
Le président de la Commission affirme que l'U.E. est "déterminée à engager des négociations avec la Turquie en vue de son adhésion" et encourage le Premier ministre turc "à avancer sur la route de la réforme pour le bien du pays et à rapprocher le pays d'une adhésion à l'U.E. : notre présent et notre avenir sont étroitement jumelés". Devant le Parlement turc, il a déclaré que "l'intégration dans l'U.E. de ce pays musulman offrirait une puissante alternative à l'Islam radical". En quoi ?
Ankara sur Seine
Ankara affirme que les réticences de certains Etats-membres ont "un impact négatif sur l’image que la population turque a de l’U.E.", désignant surtout la France. Sans doute, est-ce une réponse - ou une menace - adressés à l’Assemblée nationale, laquelle vient de voter un amendement au projet de réforme constitutionnelle rendant obligatoire le maintien du référendum pour tout pays dépassant 5% de la population totale de l’Union. La question n'est d'ailleurs pas réglée : à la veille de la présidence française, le secrétaire d’Etat aux Affaires européennes a souligné que la France se voudrait "objective, impartiale et réfléchie" concernant cette question et qualifié cet amendement d’"insulte à l’égard d’Ankara". Alors que J.-P. Raffarin demande aux députés de revenir sur l’amendement incriminé, D.de Villepin interpelle indirectement le président de la République : "on ne peut pas dire une chose à Paris et une autre à Bruxelles"...
Kossovo, 28ème membre de l'UE ?
L'hymne du Kossovo est la 9e Symphonie de Beethoven, sa monnaie, l'euro et on y trouve plus de fonctionnaires européens que dans n'importe quel Etat-membre. L'U.E. y est en force : les 2000 membres de sa mission police-justice surveillent police, justice et gouvernement ; son Représentant spécial y est la plus haute autorité avec le pouvoir de supplanter les politiques élus si ces derniers essayent de s'éloigner du chemin tracé ; la Commission y injecte de l'argent sans compter... Commentaire du député européen (Conservateur britannique, non-inscrit) Daniel Hannan : "Malgré tout le brouhaha, le Kossovo n'est pas réellement indépendant. C'est une satrapie de l'U.E."
Kouchner menace les Irlandais
Le ministre des Affaires étrangères sur RTL le 10 juin : "Les Irlandais doivent voter Oui pour développer leur commerce florissant depuis qu'ils sont au cœur de l'Europe ; l'espoir pourrait faire place à une gigantesque incompréhension si le Non l'emportait le 12 juin. Dans ce cas, le traité ne pourrait théoriquement pas être appliqué. La France, à la présidence, devrait s'acharner (sic !) pour tenter de convaincre les Irlandais de remettre ce traité sur le métier". On sait ce qu'il advint.
Conséquence de Lisbonne
Le député britannique Peter Lilley, tirant toutes les conséquences du traité de Lisbonne, propose que son salaire et celui de ses collègues soit réduit à proportion des pouvoirs qu'ils acceptent de transférer à Bruxelles : "Le salaire devrait refléter les responsabilités. Si des gens se voient confier davantage de responsabilités, ils reçoivent un salaire plus élevé. S'ils prennent une fonction avec moins de responsabilités, ils s'attendent à être payés moins. Comme prévu par le Traité de Lisbonne, cette Chambre transférant davantage de ses pouvoirs aux institutions européennes, la rémunération des députés devrait refléter la diminution de leurs responsabilités".
Episode suivant
Le 5 juin dernier, à l'occasion d'un rapport sur la PESC, les députés européens ont approuvé un paragraphe précisant ce qu'ils entendent faire des sièges français et britanniques au Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le traité de Lisbonne conférant à l'U.E. la personnalité juridique, elle lui apporte aussi la possibilité de siéger dans des organismes internationaux indépendamment des Etats qui la composent. Les § 53 et 54 du rapport Jacek Saryusz-Wolski A6-0198/2008 "rappelle que l'institution de l'Union en tant que personnalité juridique soulèvera [ après adoption du traité de Lisbonne ] la question de son statut au sein des organisations internationales telles que les Nations Unies" et "estime que le statut futur de l'Union au sein des Nations Unies devrait être à la mesure de sa contribution financière et politique". C'est à dire, en clair, que l'U.E. devrait, à terme, grâce à sa personnalité juridique, remplacer les Etats membres au Conseil de sécurité, France et Grande Bretagne étant particulièrement visés. Tous les députés français au Parlement européen, à l'exception des souverainistes, des communistes et du socialiste Jean-Louis Cottigny ont voté pour.
Les droits des députés européens limités
Un projet de rapport proposant des modifications au règlement du Parlement européen veut contrôler la possibilité pour les députés européens de poser des questions à la Commission et au Conseil : "la Commission ayant vivement critiqué le nombre des questions que lui posent les élus, il convient d'imposer un filtrage de ces questions par le président du Parlement". Plus inquiétant encore, les questions seront aussi filtrées qualitativement : Amendement 6 sur l'article 110, paragraphe 2 2. : "Les questions sont remises par écrit au Président qui les communique à l'institution intéressée. Le Président lève les doutes concernant la recevabilité d'une question. Sa décision est communiquée à l'auteur de la question." Le projet de rapport explique notamment que doivent être refusées les questions qui outrageraient les "valeurs fondamentales de l'Union européenne"... par exemple celles reflétant des préoccupations souverainistes ?
Feu vert de Bruxelles aux poulets US chlorés
Onze ans après l'interdiction des poulets javellisés, la Commission européenne vient d'autoriser la commercialisation de poulets désinfectés au chlore produits aux Etats-Unis. Or, 21 ministres de l'Agriculture européens s'y étaient opposés le 19 mai, l'autorité européenne de sécurité des aliments ayant quant-à-elle souhaité "l'approfondissement des recherches", incertaine qu'elle est, comme nous tous, des conséquences à terme. L'usage de cette solution chlorée pourrait entrainer une tolérance bactérienne accrue et renforcer la résistance aux antibiotiques thérapeutiques et autres agents microbiens chez les consommateurs. Qu'importe, dit Dame Kommission : commerce US avant tout.
Vaches folles : le probable retour
L’U.E. invoque la hausse importante du prix des farines végétales pour assouplir l'interdiction de nourrir les animaux avec des farines animales. Cette interdiction avait été édictée après l’épidémie dite de la vache folle. Désormais, les veaux et les agneaux – et peut-être bientôt les porcs – pourront être alimentés avec de la farine de poisson. Qui dira qu’à Bruxelles on ne prend pas soin des pêcheurs [ou des pécheurs ?] ?
Vers une « euro-région basque »
Le chef du gouvernement régional basque (PNV, indépendantiste), a proposé au Premier ministre espagnol un plan comportant une perspective d’autodétermination. Juan José Ibarrexte a également insisté sur la création d’une « euro-région basque », réunissant Pays Basque français, Pays Basque espagnol et Navarre (partiellement bascophone), dans la perspective d’un « grand Pays Basque ». Après le Kosovo, il serait en effet dommage de s’arrêter en si bon chemin...Autre affaire à suivre : l'Eurodistrict de Strasbourg.
Provocation
La grave crise qui a privé la Belgique de gouvernement pendant neuf mois vient d’être relancée : les députés flamands de la majorité ont voté, le 9 mai, une mesure privant les francophones habitant la couronne de Bruxelles des « facilités linguistiques », notamment électorales. Ils sont francophones ? Ils devraient voter en néerlandais, même s'ils ne le parlent pas. On ne voit pas comment un compromis global entre les deux communautés pourrait être trouvé d’ici le 15 juillet, échéance fixée par l’accord gouvernemental. Dès lors, l’hypothèse de l’éclatement du pays prend de la consistance.
Le coût de l'Europe
Le vice-président du Parlement européen Alejo Vidal-Quadras (PPE-DE, Espagne) raconte que lorsqu'il s'est rendu avec une délégation à Londres pour rechercher un bâtiment pouvant abriter la représentation du Parlement européen dans la capitale britannique, le propriétaire de l'immeuble a indiqué à la délégation qu'il ne voulait pas que le drapeau européen flotte aux étages de l'immeuble... Raison invoquée : la valeur du bâtiment baisserait !
Le 9 mai, « jour de l’Europe », férié ?
François Fillon, lors d’une récente visite à Malte, a suggéré que le Parlement français examine cette idée, lancée par le chef du gouvernement luxembourgeois. Le Premier ministre ne l’a pas précisé, mais ne serait-ce pas enfin l’occasion d’en finir ainsi avec le 8 mai, qui rappelle si fâcheusement la « guerre civile européenne » ?
"La Turquie et l'Union européenne ont clairement un destin commun."
Pour ceux qui veulent encore croire que le projet d'adhésion de la Turquie à l'Union européenne est une possibilité parmi d'autres et qu'il n'est destiné qu'à flatter la Turquie sans réelle volonté d'aboutir, la lecture du journal interne de la Commission européenne met les choses au clair. Dans un éditorial signé par son Rédacteur en Chef, le journal des fonctionnaires européenne "Commission en Direct", souligne - dans un style inimitable, sauf à Cuba ou en Chine - le caractère très concret de l'exercice qui est bel et bien destiné à aboutir : "L'Union européenne est la meilleure réponse pour le citoyen aux défis du XXIème siècle, tels que la mondialisation, le changement climatique, la sécurité et le terrorisme. C'est un succès exemplaire de gouvernance démocratique dans le cadre du processus de mondialisation. Cinq vagues d'élargissement ont maintenu la pertinence de l'UE et l'ont rendue plus influente. Depuis la chute du mur de Berlin, la perspective de l'adhésion à l'Union européenne a été la force motrice de la transformation spectaculaire de l'Europe centrale et Orientale. En cinquante ans de construction européenne, l'expérience institutionnelle et politique que nous avons acquise nous a permis d'élargir notre Union à 27 membres. Ce processus continue. Aujourd'hui, la Turquie fait partie intégrante de notre agenda pour l'élargissement. Notre objectif commun partagé (sic), c'est que la Turquie devienne membre à part entière de l'Union européenne. Bien des gens, à la fois dans les Etats membres de l'Union européenne et en Turquie aiment s'appesantir sur ce qui ne fonctionne pas dans notre relation, sur les obstacles et les difficultés à court terme que nous pouvons rencontrer. Dans l'Union européenne ils peuvent dire que la Turquie n'est pas prête pour l'adhésion ; alors qu'en Turquie certains ne veulent pas entrer dans l'Union. A tous ces gens, je dis que notre présent et notre avenir sont étroitement jumelés. a déclaré le Président Barroso.
Bolkestein immortel
La Cour de justice européenne a donné tort au Land de Basse-Saxe dans un conflit l'opposant à une entreprise allemande à qui il avait confié la construction d’une prison et qui avait fait appel à un sous-traitant polonais rémunérant ses salariés à moins de la moitié du minimum prévu par la convention collective régionale. Les juges de Luxembourg ont estimé qu’une telle pratique n’avait rien de condamnable. Après l’affaire Laval (Suède) et Viking (Finlande), c’est le troisième verdict qui entérine ouvertement l’importation de main-d’œuvre bon marché en provenance des nouveaux Etats-membres.
L'U.E. intervient même dans le fouteballe
La Fédération internationale de football souhaitait une nouvelle réglementation, obligeant les clubs à aligner au moins six nationaux dans leurs onze de départ. Le Parlement européen a demandé, le 8 mai, à la FIFA de renoncer à réintroduire une limite du nombre d'étrangers dans les compétitions de clubs : " la règle du six + cinq (six nationaux plus cinq étrangers) n'est pas compatible avec la liberté de circulation des travailleurs dans l'U.E. et va à l'encontre de l'arrêt Bosman, qui en 1995 a jugé illégal toute discrimination à l'intérieur du football européen." Bolkestein n'est pas passée à la trappe !
Bruxelles veut élargir son Intérieur
Le Commissaire européen chargé des « affaires intérieures », et donc des questions d'immigration, l’italien Franco Frattini, qui quitte ses fonctions a travaillé d’arrache-pied pour que Bruxelles récupère nombre de domaines qui relèvent en principe de la compétence des Etats-membres : surveillance des frontières extérieures de l’U.E., puis, par extension, droit d’asile. Première mesure proposée : la création d’un fichier centralisé reprenant les entrées et les sorties des ressortissants des pays hors U.E., registre dans lequel des données biométriques seraient présentent. Il souhaite aussi le renforcement de l’Agence Frontex qu’il aimerait voir devenir une véritable police des frontières dans l’U.E. et la création de Eurosur, système de surveillance qui aurait pour mission de suivre les immigrants clandestins et la trafiquants par le biais de satellites et de drones. Concernant l’immigration, il propose la création d’une « carte bleue » : cette carte, attribuée par une Etat-membre permettrait à une ressortissant d’un pays tiers de travailler ou de se déplacer en toute liberté dans tous les pays de l’U.E. que jamais n’est sans doute pas une coïncidence…Cela suffira-t-il à convaincre les Irlandais déjà sceptiques ?
Sondage "Opinionway"-avril 2008 : les Français et l'influence de la France sur l'U.E.

Parmi les pays suivants, quel est celui qui selon vous a le plus d'influence sur les décisions de l'U.E. ?
- Allemagne : 72%
- France : 14%
- Royaume"-Uni : 8%
- Luxembourg, Belgique, Italie, Pologne : 1%

Au cours des 5 dernières années, diriez-vous que l'influence de la France sur les décisions de l'U.E. a...?
- Augmenté : 15%
- Diminué : 44%

Dans ces domaines, diriez-vous que la France a beaucoup, assez, peu ou pas d'influence sur les décisions de l'U.E. a...?
- L'économie et la monnaie : 8% ; 37% ; 43%, 12%
- L'immigration : 9% ; 34% ; 45%, 12%.

"Only in french" !
Comment convoque-t-on des fonctionnaires européens à un stage "seulement en français"? En anglais bien sûr ! Ci-joint, un document qui vaut son pesant de bêtise administrative : le directeur général chargé des services de sécurité de la Commission européenne, le Britannique Stephen Hutchins, n'a même pas pris la peine de faire traduire sa note pour annoncer un stage "only in french" portant sur la lutte contre les incendies. Imaginons la même lettre en maltais pour annoncer un stage "seulement en portugais"... Ce n'est pas la même chose ?
L'U.E., nouvelle Union soviétique
Vladimir Boukovsky, célébre ancien dissident soviétique, n'est pas tiède sur la nature fondamentale de l'U.E. :" Pour continuer à exister, l'Union soviétique s'est étendue toujours plus loin. Dès qu'elle a cessé de s'étendre, elle a commencé à s'écrouler. Et je soupçonne qu'il en sera de même pour l'U.E. Comme l'Union soviétique, l'Union européenne porte en elle les germes de sa propre perte. Malheureusement, quand elle s'écroulera - et elle s'écroulera - elle laissera derrière elle une immense destruction et d'immenses problèmes économiques et ethniques. J'ai vécu dans votre futur, et ça n'a pas marché !"
"Contourner les pays qui posaient problème"
Au cours d'une intervention à Sciences-Po, en février, le député européen (UMP-PPE) Alain Lamassoure a laissé penser que les dirigeants signataires du traité de Lisbonne, était inconscients des conséquences : "Je m'amuse à l'avance de la tête que vont faire nos chefs d'État et de gouvernement qui vont découvrir que parmi eux siège quelqu'un qui a été élu par 500 millions de citoyens et qui peut s'exprimer d'égal à égal avec eux". Il a confirmé que "le texte se présente comme un traité ordinaire, qui reprend toutes les innovations juridiques contenues dans la Constitution avec seulement une demi-douzaine de petits changements afin de rendre son contenu plus acceptable pour les pays qui posaient problème."
Merkel et Barroso font campagne en Irlande
Alors que la date du 12 juin n'est toujours pas officialisée par le gouvernement irlandais, qui maintient l'ambiguïté afin de déstabiliser le camp du Non, l’incertitude régnant sur l’issue du référendum irlandais est plus forte que jamais. Les plus récents sondages donnent le Oui et le Non au coude à coude, avec 31% pour le Non et 34% pour le Oui. La pression augmentant, les Irlandais voient défiler pléthore de hauts dignitaires européens tentant de les convaincre que « le traité de Lisbonne offre les meilleures perspectives pour l’avenir de l’Europe ». La Chancelière allemande n’a pas lésiné sur les moyens pour les persuader que le Oui demeurait la meilleure voie à suivre pour leur pays. Mme Merkel a notamment parlé de son histoire personnelle et a rappelé à son auditoire que sans l’U.E., la réunification de l’Allemagne n’aurait jamais été possible. L’évocation du sujet de l’unification dans un pays qui comme l’Irlande est plus divisé que jamais n’est sans doute pas une coïncidence…Cela suffira-t-il à convaincre les Irlandais déjà sceptiques ?
La stratégie du Oui en Irlande
La stratégie du gouvernement irlandais pour faire gagner le Oui a été en partie dévoilée par la publication inopinée d'un courriel d'un fonctionnaire du ministère irlandais des affaires étrangères: Dublin aurait préféré une date de référendum plus tardive (en octobre), mais l'a avancé pour qu'il se tienne avant la présidence française, qualifiée d'"imprévisible". La Commission s'est engagée à mettre sous le boisseau plusieurs projets controversés, pour ne les ressortir qu'après le référendum. Le gouvernement irlandais entend ne pas discuter du traité, mais détourner le débat vers l'intérêt qu'a l'Irlande à faire partie de l'U.E. Il avait délibérément caché la date du référendum pour compliquer la tâche de la campagne du Non... Petites manoeuvres qui ne parviendront peut-être pas à empêcher un Non !
Les pêcheurs français contre la Commission
Les pêcheurs du Nord-Pas de Calais ont organisé quatre jours d'action la semaine du 14 avril, date de la réunion des ministres de la pêche des Vingt-sept à Luxembourg. En décembre, les ministres européens et la Commission s'étaient mis d'accord pour réduire les quotas de cabillaud dans les eaux de l'U.E. entre 9%et 18%. Cette réduction avait provoqué la colère des artisans-pêcheurs, qui connaissent de grandes difficultés à vivre de leur travail. A mi-avril, les quotas étaient déjà atteints à Boulogne sur Mer, ce qui contrait les marins à rejeter en mer une partie de leurs prises.
La leçon de Jouyet
Devant la presse parlementaire, le secrétaire d'Etat aux affaires européennes n'a pas caché tout le mal qu'il pensait des propos tenus par le président de la République aux pêcheurs selon lesquels la présidence française serait l'occasion de remettre en cause les quotas de pêche : "Une bonne présidence est une présidence au service de l'intérêt général européen. Si vous cherchez à défendre l'intérêt national dans ce cadre, vous allez à l'encontre des résultats recherchés, c'est clair !" On ne peut plus clair, Monsieur Sarkozy ?
Marianne : cap sur l'U.E.
La Poste a dévoilé le visage de la nouvelle Marianne qui, choisie par N. Sarkozy, ornera les timbres à partir de juillet : le visage encadré d'étoiles et coiffée du bonnet phrygien, la jeune femme veut représenter une France européenne. Ce timbre sera disponible au premier jour de la présidence française. Que reste-t-il encore comme symbole français à européaniser ? Le drapeau français ? Il est systématiquement accompagné de celui de l'U.E. La monnaie ? Elle n'existe plus. Les plaques d'immatriculation ? C'est pour 2009.
Barroso avoue : 'l'UE est comparable à un empire'
Au cours d'une conférence de presse tenue le 10 juillet à Strasbourg, le Président de la Commission européenne, José-Manuel Barroso, a confirmé ce que les souverainistes et autres eurocritiques de toute l'Europe dénoncent depuis toujours : « Parfois j'aime comparer l'Union Européenne en tant que création, à l'organisation des empires. Nous avons la dimension de l'empire, mais il y a une grande différence. Les empires ont été habituellement bâtis par la force avec un diktat imposant du centre, sa volonté aux autres. Maintenant ce que nous avons est le premier 'empire non-impérial'. Nous avons 27 pays pleinement décidés à fonctionner ensemble et mettre en commun leur souveraineté. Je crois que c'est une grande construction dont nous devrions être fiers. Au moins, nous à la Commission, nous en sommes fiers. »
Traité de Rome
Pierre Mendès France, prenant position, le 18 janvier 1957, à l' Assemblée nationale contre le traité de Rome, déclara : 'L'abdication d'une démocratie peut prendre deux formes, soit elle recourt à une dictature interne par la remise de tous les pouvoirs à un homme providentiel, soit à la délégation de ses pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle au nom de la technique exercera en réalité la puissance politique, car au nom d'une saine économie on en vient aisément à dicter une politique monétaire, budgétaire, sociale, finalement une politique au sens le plus large du mot nationale et internationale.'
Pêche : Bruxelles met en garde Paris
Après l'annonce du plan d'aide à la filière, présenté mercredi dernier au ministère de l'Agriculture et de la Pêche, la Commission européenne a mis en garde le gouvernement. Selon Bruxelles, le mécanisme envisagé par la France pour aider les pêcheurs à faire face au coût du gasoil pourrait être assimilé à une « aide d'Etat », illégale au regard du droit communautaire. Le précédent dispositif, le Fond de Prévention des Aléas Pêche (FPAP) avait d'ailleurs été abandonné l'an passé en raison de son incompatibilité avec la réglementation européenne. Les différentes solutions envisagées par le gouvernement seront transmises rapidement à Bruxelles, a indiqué vendredi le ministère de l'Agriculture et de la Pêche. Plusieurs groupes de travail ont également été mis en place avec les professionnels pour réfléchir au futur dispositif. Les pêcheurs souhaitent que le surcoût lié à la hausse du prix du carburant soit répercuté sur le prix du poisson. Dans ce cadre, Michel Barnier s'est engagé à mettre en oeuvre, d'ici la fin de l'année, un mécanisme permettant de compenser le prix du combustible au-delà de 30 centimes d'euro le litre. Suivant les déclarations du président Sarkozy, venu mardi dernier au Guilvinec, les pêcheurs doivent aussi bénéficier d'une exonération totale des charges patronales et salariales durant six mois, ainsi que d'un plan de modernisation de la flottille. Il s'agit notamment de doter les bateaux de moteurs moins gourmands en carburant. (Source : Mer et Marine.com)
Louis GALLOIS s'inquiète de l'euro fort
Le patron du groupe européen de défense et d’aéronautique EADS, Louis Gallois, a prévenu hier qu’il «fallait réagir au glissement du dollar» face à l’euro, dans le cadre du plan de restructuration d’EADS Power8. «Chaque fois que le dollar perd dix centimes, nous perdons à terme plus d’un milliard d’euros» a-t-il indiqué hier sur la radio BFM. Power8 a été établi sur la base d’un taux de change à 1,35 dollar pour 1 euro. Actuellement, la monnaie européenne semble partie pour s’installer au-dessus de 1,45 dollar. (Source : MatinPlus, 9 novembre 2007)