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| Rassemblement pour l'Indépendance de la France Président : Paul-Marie COÛTEAUX |
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Anciens éditoriaux et communiqués |
12 février 2010 - ELECTIONS REGIONALES 2010 |
Les élections régionales qui se dérouleront les 14 et 21 mars prochain constituent la dernière consultation de l’ensemble du peuple français avant l’élection présidentielle de 2012. Elles offrent donc l’occasion de sanctionner le système politique de l’UMPS qui est notamment responsable du déclin de la France et de l’appauvrissement des citoyens, etc. Nous disons NON à l’UMP pour sa conduite désastreuse des affaires publiques, qui enfonce le pays dans la crise. Nous disons NON au Parti Socialiste pour son soutien au gaspillage insensé des deniers publics dans toutes les régions qu’il administre. Le comité directeur se félicite de l’Union réalisé en Ile-de-France pour les élections régionales entre plusieurs mouvement attachés à la souveraineté nationale : CNI, DLR, RIF et il apporte son soutien à cette liste. Tout doit être fait pour mettre en échec une liste conduite par une personnalité qui a reçu le prix d’indignité nationale de la Carpette anglaise. Dans les autres régions, il laisse à ses adhérents et sympathisants le choix des moyens pour traduire leur désapprobation totale à l’égard du système de l’UMPS. |
6 mars 2010 - PREPARER LES ELECTIONS LEGISLATIVES |
| L’entrée
en vigueur du traité de Lisbonne a renforcé les défauts majeurs des
institutions européennes. Elles constituent aujourd’hui pour la France
un fardeau inutile, pesant et coûteux qui compromet son développement,
ampute ses richesses et constitue un élément important de la montée du
chômage. Face à cette situation, le RIF tient à réaffirmer avec force son attachement absolu à l’indépendance de la France et au rayonnement de la langue française. Notre pays doit retrouver la liberté pour conduire une politique économique et sociale conforme aux aspirations de ses citoyens. Il doit également être en mesure de construire des coopérations choisies avec les pays d’Europe ou du reste du monde avec lesquelles il entend développer des partenariats privilégiés. Le peuple de France ne peut accepter aucune loi supérieure à celles qu’il s’est données. Fort de ces principes, le comité directeur décide d’engager les travaux préparatoires pour élaborer d’ici la fin 2010 un programme de redressement de la France qui sera soumis à l’approbation de la convention nationale ; il servira de support pour la campagne que les candidats au titre du RIF développeront pour les prochaines élections législatives. Le comité directeur invite dès maintenant l’ensemble de ses adhérents et de ses sympathisants à prendre toutes les dispositions nécessaires pour s’impliquer personnellement dans la préparation de ces élections. adoptée par le comité directeur du RIF le 6 mars 2010 |
19 mars 2009 - Le député français au Parlement européen Paul-Marie COÛTEAUX dénonce un rapport sur la visite au Maroc d'une délégation du Parlement européen |
Plusieurs députés européens membres de la délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et l'Union du Maghreb Arabe ont dénoncé, mardi 17 mars 2009, lors d'une réunion houleuse au Parlement européen, les fuites organisées d'un "projet de rapport sur la visite au Maroc d'une délégation du Parlement européen" et demandé "qu'une mise au point soit faite officiellement". Paul-Marie
Coûteaux, également membre de la commission des affaires étrangères du
Parlement européen, a indiqué avec la plus grande fermeté qu’il "récuse
ce projet de rapport dans sa totalité et dans son esprit". Il a affirmé
que cette "très grave fuite vicie la procédure dès son origine",
qualifiant d’ "absolument scandaleux" le fait qu’un projet de rapport
soit mis à la disposition de la presse avant qu’il ne soit validé.
L’esprit du document démontre, à ses yeux, que ses auteurs sont allés
"au-delà de leur mission en prenant des positions politiques".
Paul-Marie Coûteaux a préconisé de "revoir l’ensemble de la procédure
et la totalité du contenu de ce document". |
10 mars 2009 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
Fidèle à l'Europe des Etats voulue par le Général de Gaulle, je ne puis accepter la prise en main de la campagne européenne des souverainistes par l'organisme pan-européen dénommé Libertas-Europe. Si ce qui s‘est présenté comme un « label» pouvait afficher un lien entre les NON à travers l'Europe, il semble que son rôle aille désormais au-delà puisque son Président, l’homme d’affaires Declan Ganley est allé jusqu'à évoquer le 18 février dernier devant les membres de mon groupe Indépendance et Démocratie, la nécessité de "liste de vote commune". Soucieux de préserver l'indépendance de mes votes et de mes interventions, je récuse le parrainage de M. Ganley. Que ce soit en faveur d'une Europe qui serait rendue "démocratique" par l'élection d'un Président de l'Europe au suffrage universel, d'un "continent ouvert" qui exclurait toute forme de protection ou de préférence communautaire à commencer par la PAC, que ce soit l’intégration de la Turquie, ou l'appartenance de tous les Etats membres à l'OTAN ("Focus" février 2009), ses convictions ne sont pas celles pour lesquelles nous nous battons depuis Maestricht. Elu en 1999 sur la liste Pasqua-Villiers-Garaud, réélu en 2004 en Ile-de-France sur les listes "changeons d'Europe" soutenues par Philippe de Villiers, j'entends poursuivre le combat victorieux du référendum de 2005 et faire respecter le NON du peuple Français, ainsi que l'indépendance de la France menacée par une double intégration dans l'U.E. et dans l'OTAN. Avec
mes amis du Mouvement pour la France, dont une trentaine de fédérations
me demandent aujourd'hui de poursuivre ma tâche dans l'esprit qui fut
toujours le nôtre (respect des Nations/Coopération entre Etats
souverains), comme avec ceux du Rassemblement pour l'Indépendance de la
France qui se veut un point de rencontre entre les souverainistes de
tous les horizons, avec les fidèles des Cahiers et de la Lettre de l'Indépendance, j'entends
construire en Ile-de-France une liste de large unité nationale pour que
se rassemblent toujours plus nombreux les esprits et les cœurs des
millions de solitaires qui, à l'heure des périls, ont besoin plus que
jamais des solidarités, des principes politiques traditionnels et du
nom même de la France. |
3 mars 2009 - Patriotes, mettez fin aux divisions |
Le Rassemblement pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France a toujours placé l'unité comme une exigence essentielle pour que les mouvements qui défendent la Souveraineté de la France puissent faire entendre leur voix. Fidèle à ses engagements, notre mouvement soutient l' appel à la constitution de listes communes, "Halte aux divisions", que viennent de lancer des responsables et des militants du MPF, de DLR et du RIF et qui a immédiatement rencontré un fort écho. Tous
ceux qui désirent prendre connaissance de ce texte ainsi que de
ses premiers signataires, et lui apporter leur soutien
éventuel peuvent se rendre à http://halteauxdivisions.blogspot.com/ |
17 février 2009 - Adresse de Paul-Marie COÛTEAUX aux manifestants |
Symbole de la libération du roi Jean II, prisonnier des Anglais, le franc reste aujourd'hui ce qu'il était déjà il y a plus de cinq siècles : le symbole de la libération de la France, le symbole de notre liberté politique. Une fois encore, quelques bons Français ont entretenu la flamme, et vous êtes leur avant-garde, chers compatriotes, militants et soldats de l'Alliance pour la Résistance Nationale ! Cette flamme que vous avez entretenue resplendira de nouveau : car l'ennemi qui a pris le pâle costume d'une monnaie et s'affuble du nom ridicule de l'euro voit tous ses piliers vaciller ; le traité de Lisbonne est en panne, la Commission de Bruxelles est marginalisée, les structures de l'euro s'effritent de toutes parts. Cet empire de l'argent, l'Euroland, qui n'a pas trouvé d'autre nom que celui d'une monnaie, s'effiloche aux franges comme une vieille carpette. Plusieurs pays que les oligarchies euro-atlantiques ont fait entrer au forceps sont près d'exploser s'ils ne se libèrent pas de leur gangue, sous peine de plonger leur peuple dans la misère. Ces pays quitteront tôt ou tard l'euro et le misérable château de cartes de l'Euroland s'effondrera. Mes Chers Compatriotes, nous ne sommes pas confrontés à une simple crise : nous sommes sous la menace d'une longue période de décadence. Plus que jamais dans ces circonstances notre union sacrée, l'Union des patriotes, est une impérieuse nécessité. Elle se fera bientôt, comme elle s'est toujours réalisée au fil de notre histoire. Gardez
confiance et levez vos flambeaux : la devise que se sont donnée nos
ennemis, l'euro, est bientôt morte. Notre devise, nous autres,
resplendira bientôt au firmament : la France vivra toujours ! |
27 janvier 2009 - Communiqué du RIF |
Devant la montée des mécontentements au sein des différentes professions contre la politique de Nicolas Sarkozy, le Rassemblement pour l'Indépendance et la Souveraineté de la France (RIF) a décidé, après délibération de son Comité Directeur réuni le samedi 24 janvier, de se joindre à "L'Appel des appels www.appeldesappels.org. Le
RIF apporte son soutien aux justes revendications populaires et
rappelle que son intégration croissante à l'Union européenne empêche la
France de trouver les réponses adaptées aux problèmes auxquels le
peuple Français est aujourd'hui confronté. |
16 janvier 2009 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
Le sondage sur "les rapports de force pour les élections européennes", réalisé par l'IFOP les 8 et 9 janvier derniers, comme les rumeurs et péripéties qui ont entouré le récent mini-remaniement ministériel, ont montré à l'évidence que Philippe de Villiers reste la seule personnalité d'envergure nationale capable de fédérer en juin prochain les opposants à la supranationalité. Avec un point de départ de 6%, et bien qu'il ait observé une longue période de retrait, M. de Villiers est la figure marquante du Non français, relayé par les Pays-Bas, l'Irlande, la Pologne et la République Tchèque, à toute Constitution créant un grand Etat qui nierait l'Europe des réalités. Il est remarquable que le même sondage indique que certains électeurs du Oui se disent désormais disposés à voter pour ses listes, et que son meilleur score soit obtenu dans catégorie "ouvriers". Autour de ce pôle, un rassemblement est désormais impérieux, d'une part avec les défenseurs de la Chasse, de la Pêche, de la Nature et des Traditions trop tôt publiés pour disparus ; d'autre part avec les souverainistes du RIF qui lanceront le 4 février un comité de liaison pour l'Indépendance de la France (CLIF) constitué de plusieurs mouvements attachés à la défense de la souveraineté nationale et populaire. Ce
rassemblement peut espérer le 7 juin un score à deux chiffres ; il doit
se constituer dans un esprit d'unité, et sans agressivité vis-à-vis des
mouvements de diversion et des stratégies solitaires. La France formera
ainsi au Parlement européen l'ossature du groupe Libertas réunissant les nombreux Non qu'expriment les peuples de l'Europe pour sauvegarder l'indépendance de leurs Nations et les valeurs de la démocratie. |
12 décembre 2008 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
La décision que vient d'annoncer le président de la République de faire voter de nouveau le peuple irlandais sur un traité qu'il a déjà rejeté il y a quelques mois dissout le dernier filet de légitimité de l'échafaudage européen ; plus jamais, l'U.E. ne pourra être dite démocratique : entre les peuples et les oligarchies bruxelloises, le divorce a atteint un point de non-retour. L'U.E. flotte désormais dans une dangereuse apesanteur d'autant plus qu'après avoir renoncé à reconnaître ses fondements civilisationnels (les "racines chrétiennes"), elle renonce à présent à son ultime fondement politique possible, la démocratie et le droit des peuples. Et voici qu'elle dérive même loin de ses propres principes fondateurs : l'institution d'un commissaire par pays, mesure contenue à terme dans le "commissaire irlandais", rompt avec sa première règle de base, l'indépendance des membres de la Commission par rapport à leurs Etats, et la fiction désormais béante selon laquelle ils représenteraient l'intérêt supérieur de la Communauté : celui-ci n'existe donc plus, même dans le discours. Niant
ses principes comme ses fondements, rejetée par les peuples, débordée
par la crise économique, financière, sociale et bientôt politique qui
soulève contre les oligarques de tout poil en Grèce, en Italie,
en Espagne et bientôt de part en part toute la jeunesse d'Europe dans
une atmosphère de désespoir et de violence, l'U.E. se condamne à
disparaître à très court terme. J'appelle la jeunesse française à se
joindre à la révolte des jeunesses d'Europe. |
19 novembre 2008 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
Le Rassemblement pour l'Indépendance et la souveraineté de la France (RIF), qui se veut un pont entre les souverainistes de tous horizons, a organisé à Paris, le 19 novembre, une soirée conviviale sur la péniche Charleston au cours de laquelle a été lancée la nouvelle section des jeunes du RIF, "Jeunes Français pour l'Indépendance". Lors de sa convention extraordinaire consacrée aux élections européennes, le RIF a réitéré sa volonté d'oeuvrer à l'union entre tous les Français attachés à la pérennité des principes traditionnels de la politique française : l’indépendance de la Nation vis-à-vis des hégémonies extérieures et l’autorité de l’Etat vis-à-vis des oligarchies de toutes sortes. Dans cet esprit, il lance un appel à la réunion, en janvier, d’Etats Généraux rassemblant tous les mouvements euro-réalistes dans la perspective de listes uniques rassemblant toutes les personnalités qui ont oeuvré à la victoire du Non, le 29 mai 2005. Pour constituer ces listes d’union, le RIF fournira des listes de candidats dans les 8 circonscriptions françaises, et propose d’ores et déjà comme tête de liste dans le Grand Sud-Ouest son secrétaire général Alain Bournazel, et, en Ile-de-France, son président Paul-Marie Coûteaux, député sortant. Dans toute l’Europe, l’heure est à l’unité des opposants à la supranationalité dite européenne. Tandis que, à la suite des Non français, hollandais, irlandais, le traité de Lisbonne soulève de nombreuses manifestations hostiles et suscite une méfiance générale des peuples, accrue par la dépression économique, sociale et politique qui s’annonce, il est essentiel que nous renforcions le réseau européen des Non, récemment formé par l’Irlandais Declan Ganley, en liaison pour la France avec Philippe de Villiers, dénommé « Libertas ». Le but est de constituer au Parlement européen un grand groupe euro-réaliste qui cassera le jeu complice des fédéralistes du PPE et du PSE ; il sera l’amorce d’une nouvelle Europe des nations, fondée sur la coopération, seule capable de donner aux Etats des instruments d’action supplémentaires face aux oligarchies mondialistes.
Le RIF prendra toute sa part à l’élargissement du rassemblement
populaire donnant à notre pays une place prééminente dans le vaste
réseau européen des Non qui sera la grande nouveauté du scrutin du 7 juin 2009. |
16 juillet 2008 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
Tandis que la Belgique est plongée depuis plus d’un an dans une crise si évidemment inextricable qu’elle annonce, pour bien des observateurs, son probable effondrement comme Etat fédéral et sa séparation en deux ou trois entités indéfinissables, je m’étonne du complet silence des autorités françaises. Seraient-elles secrètement désireuses de voir une Belgique éclatée devenir le symbole de la dissolution des Etats composant l’Union européenne et s’insérant dans ce que ses thuriféraires nomment « l’Europe des régions » ? Le gouvernement français ne saurait rester plus longtemps indifférent aux nombreuses marques de sympathie des francophones du Nord envers la France, patrie qui fut longtemps la leur, et vers laquelle beaucoup se tournent aujourd’hui. Faut-il rappeler que Clovis, fondateur du premier royaume de France, est né à Tournai, que le statut de 1830 a été imposé contre le sentiment des belges, que le 14 juillet vient d’être célébré avec ferveur à Liège ? Comment ne pas donner un signe d’intérêt à ces parlementaires wallons qui ont récemment présenté une « loi organique portant statut d’une Belgique française » qui serait intégrée comme collectivité territoriale autonome dans la République ? Comment ne pas prendre en compte la croissance si rapide des francophones qui, selon plusieurs sondages des derniers jours, souhaitent un tel statut - de 10%environ il y a un an à 30% ? Les
francophones belges sont libres de décider, mais la France se doit de
donner un signe fraternel. Il est simple et aisé : il suffit qu’une
voix officielle rappelle l’article 88 de notre Constitution disposant
que «La République peut conclure des accords avec des Etats qui
désirent s’associer à elle». Ce texte, déjà mentionné par le général de
Gaulle en 1967 après une entrevue avec des parlementaires
«rattachistes» permettrait de conclure un «contrat d’association» avec
la Wallonie, dans le cadre d’une France des régions bien plus
souhaitable que l’«Europe des régions», synonyme de son absorption dans
la moulinette euro-atlantique. Ce signe serait donc souhaitable,
à la fois pour l’Europe, pour la France ; il l’est par dessus tout
pour répondre à la désespérance belge. |
2 juillet 2008 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
Hier, en fin d'après-midi, place de l'Etoile, des militants souverainistes dont la plupart sont membres du Rassemblement pour l’Indépendance de la France (RIF) que je préside, ont spontanément manifesté leur colère devant le fait que soit hissé sous l'Arc de Triomphe, à égalité de statut avec le drapeau français, le fanion bleu supposé symboliser l'Union européenne. Quatre de ces militants (René Delacroix, Claire Bommier, Henri Massol, Nicole Colas) ont été interpellés par la police française, conduits au Commissariat de police de la rue du faubourg Saint Honoré et gardés à vue. Ce matin du 2 juillet, ils étaient encore en détention. Je m'élève contre le prolongement de la garde à vue de ces valeureux militants, et je demande leur libération immédiate. Je constate que cette affaire, inconcevable il y a quelques années, témoigne d'une montée de la tension sur le sujet de la supranationalité européenne, observable à la fois du côté des militants souverainistes de toutes obédiences, dont les manifestations spontanées se multiplient, que de la police. Je
rappelle que le fanion dit européen a d'autant moins de légitimité
qu'il fut rejeté avec la Constitution européenne le 29 mai 2005, et
n'était plus mentionné par son succédané, le projet de traité de
Lisbonne. Le seul drapeau officiel est celui de la République française
tel que l'a fixé la Constitution de 1958. Compte tenu de la charge
symbolique et émotive que revêt tout drapeau, je considère que leur
manipulation intempestive et provocatrice ne peut qu'accroître la
tension confinant à la provocation contre le peuple français qui a
majoritairement refusé l'actuel modèle de construction européenne :
nous mènerons aussi la querelle des drapeaux ! |
| 14 juin 2008 - Alain BOURNAZEL : La gifle irlandaise |
On connaissait la ballade irlandaise. On connaît maintenant la gifle irlandaise ; elle est retentissante. Avec 53,4% des suffrages exprimés, le peuple irlandais qui, au cours de son histoire mouvementée à souvent fait preuve de courage vient, trois ans après la France et les Pays-Bas, signifier son refus du projet de Constitution européenne, concoctée naguère par Giscard d’Estaing et qui est repris, quasiment à l’identique, par le traité de Lisbonne. C’est un désaveu de taille pour l’Europe de Bruxelles, la classe politique des pays européens et plus particulièrement notre Président de la République, Nicolas Sarkozy qui est à l’origine de ce traité. D’aucuns feignent la surprise. L’Irlande n’est-elle pas le pays de l’Union qui a le plus bénéficié des fonds communautaires ? Comment peut-on faire preuve d’une telle ingratitude ! D’autres tentent de minimiser la portée d’un vote émanant d’un pays qui ne représente qu’un pour cent de la population de l’Europe des 27. Aucune de ces considérations ne permet d’appréhender la réalité. Certes la population de l’Irlande est modeste dans l’ensemble européen. Mais les Irlandais se sont prononcés par référendum. Si d’autres pays avaient été consultés par la même voie sur le traité de Lisbonne, on ne prend pas grands risques à affirmer que beaucoup d’entre eux ne l’auraient pas approuvé. Les fonds européens ont certes contribué au développement économique de l’Irlande. Pour autant les Irlandais ne veulent pas renoncer à leur indépendance. Le vote irlandais met une fois de plus en lumière le décalage considérable qui existe entre les pays européens et leur classe politique. Les peuples européens souhaitent pouvoir développer entre eux des actions de coopération et d’échanges dans le respect de leur identité respective. Ils rejettent en revanche le modèle bureaucratique et totalitaire de l’Europe de Bruxelles, résurgence de l’antique Kremlin soviétique, qui écrase leur liberté et malmène leur économie. Où se trouve la grande zone de croissance et d’emplois que l’euro devait nous créer ? Nous avons en revanche la vie chère et le chômage. L’Union européenne est incapable de préserver notre continent des excès de la mondialisation. Mais la politique de jachère des terres agricoles conduit l’Europe aux frontières de la pénurie alimentaire. La mécano montée par Nicolas Sarkozy était à la fois subtile et malhonnête. Subtile parce qu’elle permettait de contourner le référendum par un vote parlementaire. Malhonnête parce qu’elle revenait à bafouer le détenteur suprême de la souveraineté nationale, c’est-à-dire le peuple lui-même. Nicolas Sarkozy avait pourtant oublié une chose : la Constitution irlandaise qui oblige de recourir au référendum pour l’adoption des traités internationaux, entraînant une modification de cette Constitution. L’Irlande vient de donner au reste de l’Europe une leçon d’indépendance mais aussi de démocratie. L’heure
est venue de concevoir une Europe, respectueuse des nations et
privilégiant un ensemble de coopérations entre les Etats : politique
industrielle qui refuse les délocalisations, politique agricole au
service de l’indépendance alimentaire, pacte de défense, délivré de la
tutelle américaine, etc. C’est cette Europe que la France doit proposer
aux peuples ; ils n’en veulent aucune autre. |
13 juin 2008 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
La très nette victoire du non en Irlande confirme ce qu'annonce de toutes parts le XXIème siècle : le grand retour des nations. Elle s'ajoute au non que la France a opposé voici trois ans à la supranationalité européenne, suivie par la Hollande. Elle s'ajoute aussi à tout ce que nous savions, notamment grâce à une multitude de sondages convergents, de la résistance des peuples à la supranationalité de Lisbonne, au nom de ce qu’ils ont de plus précieux, le droit de disposer d'eux-mêmes, de se gouverner selon leurs principes et leurs intérêts propres, en d'autres termes leur souveraineté. Dans la très grande majorité des pays qui n'ont pas eu droit au référendum, ni pour le traité Giscard, ni pour son pauvre succédané de Lisbonne, les sondages indiquent un net refus du modèle supranational, supérieur à 60% en Grande Bretagne, en Autriche, en République Tchèque, en Hongrie, en Slovaquie, au Danemark, en Suède, en Pologne, en Grèce, et dans une moindre mesure au Portugal et en Italie : désaveu cinglant pour les parlements, qui ont ou auraient tous ratifié sans trembler (y compris en Irlande…) –désaveu aussi pour une certaine forme de démocratie parlementaire, si malade aujourd’hui. Ajoutons qu’il est plus que probable que le président tchèque M. Klaus refuse de signer la ratification au nom de la République tchèque, ce qui fait deux défaut de ratification au moins ; quant à M. Brown, gageons qu’il va hésiter longtemps encore avant de conduire à son terme la procédure de ratification en Grande-Bretagne. En somme, les oligarques de Bruxelles sont refusés par l'Europe dont ils portent si indument le nom. C'est la méthode Monnet qu’abattent aujourd’hui, avec la France et la Hollande, ce fier peuple Irlandais dont il faut saluer le courage (on se souviendra longtemps de l’incroyable menace de M. Kouchner, si obsédé à abattre toute trace de nation en Europe : « si les Irlandais votent non, ils en seront les principales victimes » -sic !-). On sait que la fameuse méthode consistait à s'en remettre au couple infernal que forment la Commission de Bruxelles et la Cour de Luxembourg pour construire par petites touches subreptices, à l'insu des peuples et contre eux, un Etat supranational chapeauté par Washington. Elle est morte. Son échec était d'ailleurs prévisible puisqu’elle revenait à créer l'Europe contre les règles élémentaires de la démocratie, dans le temps où l'on affirmait que ladite démocratie était son fondement même, l'ultima ratio de notre modèle politique. Cette contradiction, si caractéristique de toutes les idéologies démentes, pouvait d'autant moins tenir que l'Europe de Bruxelles niait dans le même temps l'ensemble du substrat culturel et civilisationnel de nos nations, leurs racines chrétiennes et leurs sources, Jérusalem, Athènes et Rome. Bruxelles échafaudait un Etat immense au dessus du vide, et ne pouvait que s'écrouler. Quatre conséquences La première conséquence du vote irlandais est juridique. Comme le rappelle H. Védrine aujourd'hui même, tous les points de la présidence française (qu'ils soient justifiés ou non, là n'est pas la question) peuvent entrer en application sur le fondement du traité de Nice -évidence, d'ailleurs, puisque les dispositions de Lisbonne ne se seraient entrées en application qu'en 2009. Toute tentative de faire autrement que de rester dans le cadre de Nice ne serait qu'une forfaiture supplémentaire, tant il est vrai que tout traité doit être ratifié par chacun de ses signataires ou devient nul. Lisbonne est mort, Nice s'applique. Hélas, pour nos grandioses bâtisseurs, il fixait la répartition des voix au Conseil et des sièges au Parlement, en sorte qu'il sera lui aussi caduc dès qu'interviendra une nouvelle adhésion: ce n'est donc pas simplement Lisbonne et Nice qu'il faut remplacer mais tous les traités: en d'autres termes, édifier un nouveau traité fondateur pour une autre Europe. La deuxième conséquence est toute entière politique. L'heure est venue de concevoir une autre Europe, respectueuse des Nations et d'organiser leur collaboration sur des nouvelles bases: lesquelles? comme nous l'avons demandé ici plusieurs fois ( c'est notre plan B que les médias refusent de prendre en compte) il faut supprimer la Commission Européenne et la Cour de Luxembourg, et placer le Conseil Européen et le Parlement de Strasbourg (à réunir, à terme, avec le Conseil de l'Europe), au service d'un ensemble de coopérations entre Etats, en privilégiant cinq domaines d’action: une politique coordonnée de la recherche, une politique industrielle, une politique commerciale (en réhabilitant notamment, en tout domaine, la préférence communautaire), assorties d'un pacte de défense véritablement européen (c'est à dire délivré de l'OTAN), ainsi qu’une surveillance accrue des frontières, renforçant des contrôles nationaux si mal assurés aujourd'hui. Cette autre Europe est possible : la France doit la proposer aux peuples, qui d'ailleurs n'en veulent aucune autre. La troisième conséquence fut annoncée par un communiqué commun signé dès le 10 juin par mon ami Patrick Louis pour le MPF et moi-même pour le RIF : dès le 1er juillet, nous réunirons au sein du groupe Indépendance et Démocratie un Comité Permanent de Surveillance de la Présidence Française. Pas à pas, pendant six mois, nous "marquerons" ainsi la présidence française pour nous assurer qu'aucune de ses initiatives ne s'inscrit dans le cadre du traité de Lisbonne, puisque, désormais, son application est non seulement illégitime, mais illégale. La quatrième conséquence est électorale: aujourd'hui, à un an exactement du vote, s'ouvre la campagne pour les Européennes. Le vote irlandais s'ajoute aux nombreux éléments qui annoncent une belle victoire des partisans de la souveraineté nationale et populaire. Les récents débats parlementaires ont d'ailleurs prouvé (p.e. sur les OGM ou le label Bio) quue les cadres fixés sur tout sujet par Bruxelles et Luxembourg, sont si contraignants que ce qui ne s’appelle plus le pouvoir que par dérision n’a plus grande marge -au point que les parlementaires eux-mêmes et jusqu'à bon nombre de députés UMP découvrent les conséquences de traités qu'ils ont ratifiés en catimini, et dans leur propre brouillard. L'objectif est évidemment de réitérer le "coup de 1999 " et de faire en sorte que nos listes devancent partout celles de l'UMP. L'Etat major UMP est aux abois. Pour éviter la probable bérézina de juin 2009, il dispose de deux parades terribles: la première est la diminution du nombre des sièges français (il passera de 78 à 73) qui rendra l'élection plus difficile puisque la barre est mécaniquement relevée -il faudra obtenir de 8 à 10% des voix selon les régions. Il n'est d'ailleurs pas exclu que nos négociateurs aient d'autant moins défendu les sièges français (à la différence de l'Allemagne qui, bien qu'elle ait déjà un nombre de sièges proportionnellement supérieur à sa population, soit 99, n'en perdra que 2, soit beaucoup moins que la France !) qu'ils entrevoyaient ainsi l'occasion de se débarrasser de nous. La seconde ruse consiste à susciter des divisions en notre sein, et spécialement des candidatures contre nos députés sortants: une manœuvre du même genre, en 2004, a couté 3% à notre liste. Le but évidemment n'est pas d'obtenir des élus, mais de barrer les sortants, et nous empêcher d'obtenir les 12 ou 15 sièges désormais à portée de nous. Je
mets solennellement en garde tous les Français attachés à la
souveraineté nationale et populaire, aux valeurs de la République et à
l'indépendance de la France, contre ces manœuvres de diversion, et plus
largement contre l'esprit de désunion qui nous a déjà tant rongé déjà,
mais qui ne nous empêchera pas de vaincre : le rassemblement de toutes
nos forces est plus que jamais nécessaire pour assurer ce dont la
victoire des peuples contre leurs oligarchies, le 29 mai 2005 en France
et aujourd'hui en Irlande, porte la promesse : la sauvegarde des
patries, au premier rang desquelles la France, et sa civilisation. |
13 mai 2008 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
1- A l’approche de la présidence française de l’UE, du référendum irlandais du 12 juin et de l’anniversaire du référendum du 29 mai 2005, la question européenne redevient d’actualité. Elle touche même nos débats intérieurs, comme l’a montré le débat OGM, dont tous les cadres avaient été fixés par la directive 2001/18/CE de la Commission, et qui ne pouvaient faire l’objet que d’une retranscription dans le droit français, nullement d’un examen libre par la représentation nationale, obligeant le gouvernement à rejeter des amendements pourtant soutenus par une majorité de Français et de leurs élus (dont de nombreux UMP), vraie cause des péripéties que l’on vit. La chape de plomb européenne est au centre de la scène française, et pour longtemps. 2-
Après le coup de force du Traité de Lisbonne, qui reprend l'essentiel
de la Constitution rejetée, j'invite Parisiens et Franciliens à se
rassembler le jeudi 29 mai, fête nationale de la souveraineté, à 18
heures 30, Place St-Germain des Prés (Paris VIème) et à défiler sous la
bannière « Traité de Lisbonne = Coup d’Etat » - seul insigne autorisé,
le drapeau national. 3- Elu le 17 mai Président du RIF, j'entends en faire un pont entre les souverainistes de tous horizons, notamment en vue de préparer des listes communes lors des élections européennes de juin 2009. A ce sujet, le RIF condamnera les aventures solitaires, notamment celle dans laquelle semble s'engager Nicolas Dupont-Aignan qui, depuis plusieurs semaines déjà, annonce de son propre chef vouloir présenter dans 7 circonscriptions européennes des listes qu’il serait seul à parrainer, cela sans nullement chercher la concertation avec quiconque. Il estime que M. de Villiers a pourtant conquis dans ce type d’élection, après trois campagnes prometteuses (12,4% en 1994 ; 13,1 % en 1999 avec Charles Pasqua ; 6,9% en 2004) une légitimité incontestable. Il rappelle à M. Dupont-Aignan, comme aux militants de Debout la République, cette évidence physique et politique que, quiconque "déstabilise" le premier de cordée prend le risque de chuter le premier. 4- Dans l’immédiat, j’appelle tous les Français, connus ou inconnus, à signer le texte intitulé "Le traité illégitime de Lisbonne ne peut fonder aucun droit en France" (1) déjà signé par Jean Foyer, Pierre Lefranc, Pierre-Marie Gallois, Jean-Pierre Chevènement, Philippe de Villiers, Nicolas Dupont-Aignan, Patrick Louis, Maxime Gremetz, Jean-Paul Bled, Alain Bournazel, ainsi qu’une cinquantaine d’autres personnalités. Ce texte doit devenir une plate forme commune pour poursuivre la lutte contre la supranationalité qui bafouant chaque jour la démocratie, enlève à la France et aux Français la pleine responsabilité d’eux-mêmes.
(1) Le Peuple français a rejeté le 29 mai 2005 le projet de Constitution européenne. Ce même projet, sous la forme du traité de Lisbonne, a été ratifié dans le mépris du peuple et la trahison de l’indépendance nationale, avec l’approbation, au Parlement, de représentants non mandatés à cet effet. La souveraineté est inhérente à notre Nation ; nul représentant ne peut l’abolir. Or, le traité porte une atteinte mortelle à l’indépendance et à l’unité de la Nation. Il met fin à notre liberté chèrement acquise, et à notre faculté de décider de notre avenir. En validant la charte des droits fondamentaux, il mène au communautarisme, à l’inégalité des droits entre Français, et à la désintégration nationale. Illégitime, il est nul et non avenu, comme le seront les textes et jugements fondés sur lui. Les auteurs de cette forfaiture devront en répondre devant le peuple. |
13 mai 2008 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
A l'occasion du 3ème anniversaire de la victoire du Non au référendum européen, Paul-Marie Coûteaux et le Comité National du 29 mai, appellent à un rassemblement de protestation contre le nouveau projet de Constitution européenne dissimulé sous le "mini-traité" de Lisbonne. Non au Coup d'Etat contre la démocratie ! Place Saint Germain des Près (Paris, VIème arrondissement) |
5 avril 2008 - Appel de Paul-Marie COÛTEAUX |
Le RIF a-t-il un rôle ? Peut-il dépasser la logique infantile des partis, coteries, écuries, qui ajoute à l’impuissance de l’Etat, l’impuissance et la lassitude des Français ? Est-il temps encore de rassembler les Français sur l’essentiel de la France, c’est-àdire sa politique, sa souveraineté comme Etat, comme nation et comme civilisation ? Oui, sans nul doute, à condition qu’un nombre suffisant de Français le veuillent. C’est pourquoi, il est pour moi décisif pour l’avenir de notre mouvement dans son ensemble, et pour la perpétuation du RIF en particulier que vous veniez nombreux le 17 mai prochain. Je me permets de vous demander cet effort, bien conscient que les vicissitudes présentes de notre histoire politique, ainsi que mes propres hésitations, ont pu dérouter ou décourager nombre d’entre vous. Mais peut-on indéfiniment attendre ? Souvenez-vous que la France a toujours dû compter sur une poignée de Français – souvent peu nombreuse, mais souvent décisive. L’essentiel de la France est permanent, inscrit dans le fil de notre histoire nationale ; il n’est pas pour autant, à vue humaine,impérissable. Sur qui d’autres que vous, aujourd’hui, la France peut-elle encore compter ? |
Jean-Paul BLED et Alain BOURNAZEL - Kosovo |
Le RIF condamne avec la plus extrême vigueur la décision de Nicolas Sarkozy de reconnaître l’indépendance du Kosovo. Cette décision foule aux pieds l’amitié séculaire entre la France et la Serbie. En second lieu, elle cautionne une violation flagrante du droit international puisque la motion votée en 1998 par les Nations Unies garantit l’intégrité des frontières de la Serbie à l’intérieur desquelles le Kosovo pourrait bénéficier d’une large autonomie. Loin de favoriser la stabilité dans les Balkans, cette indépendance ouvre une boîte de Pandore. Le nationalisme grand albanais ne peut qu’en être stimulé. Demain, c’est l’unité de la Macédoine qui sera remise en question. Et comment refuser aux Serbes de Bosnie ce qui est accordé aux Kosovars ? Comment douter d’autre part que l’exemple du Kosovo ne soit appelé à faire des émules dans le reste de l’Europe, en Afrique et en Asie ? Enfin, en reconnaissant l’indépendance du Kosovo, Nicolas Sarkozy a fourni une nouvelle démonstration de son alignement sur les Etats-Unis de George W. Bush. Geste caractéristique du « bon élève », il a d’ailleurs tenu à officialiser cette reconnaissance avant la diplomatie américaine. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy a agi dans l’oubli des règles élémentaires de la dignité. |
10 décembre 2007 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
Peu à peu, les Français commencent à comprendre la supercherie longtemps cachée par Nicolas Sarkozy sous le nom de "mini traité" : c'est une gifle non seulement aux Français qui ont dit Non, mais aussi à la démocratie, et finalement au peuple tout entier. En n'objectant rien au nouveau traité mis au point à Lisbonne, dont la plupart des dirigeants européens avouent qu'il reprend la substance de la Constitution Giscard, M. Sarkozy bafoue le référendum et donc le suffrage universel ; en promettant une ratification accélérée au point de précipiter le calendrier, et de devoir sans doute utiliser le 49.3 pour "tout boucler" avant que le Parlement ne se sépare le 7 février, il prouve qu'il a peur du débat, peur de la démocratie, peur des Français. Dans ces conditions, les Souverainistes entendent eux aussi accélérer leur mobilisation. Ils appellent tous les Français à exprimer leur colère, chacun à sa manière et selon ses moyens propres, lors de chaque étape du processus de confiscation de la démocratie. Dans un premier temps, ils appellent à une journée d'action, le 12 décembre, veille de la signature à Lisbonne du funeste traité. Ce jourlà, de 19 à 20 heures 45, se tiendra à La Sorbonne (17, rue de la Sorbonne - Amphithéâtre Cauchy) un colloque sur "La Nouvelle Constitution Européenne" où s'exprimeront diverses sensibilités politiques, au cours duquel sera présenté le numéro spécial (n° 4) des Cahiers de L'Indépendance consacré à l'analyse de La Nouvelle Constitution Européenne. Ce même soir, à 21 heures Place Saint Michel, devant la fontaine, L'Indépendance et le comité national Non c'est Non appellent à un rassemblement rappelant la victoire du Non. Des affichettes seront distribuées aux participants pour une opération d'affichage (dans tout le quartier latin) par petits groupes réunis autour d'un drapeau national. De divers côtés s'ébauche un mouvement de protestation et de colère qui ira s'amplifiant tout au long du processus de ratification. Les Français peuvent encore s'opposer à la honteuse supercherie de Nicolas Sarkozy ! |
26 octobre 2007 - Communiqué de Paul-Marie COÛTEAUX |
Les Français commencent à comprendre peu à peu l'injure faite par Nicolas Sarkozy à la démocratie. En n'objectant rien au nouveau traité mis au point à Lisbonne dont la plupart des responsables européens avouent qu'il reprend la substance de la Constitution Giscard, le Président de la République bafoue délibérément le référendum et donc le suffrage universel ; en promettant une ratification accélérée au point de bousculer le calendrier républicain, il prouve qu'il a peur du débat démocratique et que finalement il a peur des Français. Dans ces conditions, les Souverainistes entendent eux aussi accélérer leur mobilisation. Le 12 décembre, veille de la signature à Lisbonne, sera présenté un numéro spécial des Cahiers de L'Indépendance où s'exprimeront toutes les sensibilités d'un large front du refus. Ce soir-là, dans les rues du quartier latin, ils défileront aux flambeaux pour symboliser l'enterrement de la démocratie en France. |
Jean-Paul BLED et Alain BOURNAZEL - 22 octobre 2007 |
La manifestation contre le mini-traité, organisée à Paris place des Victoires, le 19 octobre, par le groupe Indépendance et Démocratie du Parlement Européen a rassemblé un millier de personnes. C'est un beau succès compte tenu que la grève des transports paralysait la circulation dans la capitale. Le RIF a pris la pleine part à cette journée qui a bénéficié du concours efficace de nombreux mouvements engagésdans le défense de la souveraineté nationale. Que tous ceux qui ont apporté leur aide soient sincèrement et chaleureusement remerciés. Lors de son discours Paul-Marie Coûteaux a exprimé en termes forts notre refus absolu de ce mini-traité qui reprend les dispositions de la Constitution Giscard rejetée par le peuple le 29 mai 2005. La dynamique unitaire engagé le 19 octobre doit se poursuivre et monter en puissance. La Convention nationale du RIF qui se tiendra le 17 octobre à Versailles et qui est ouverte à tous, contribuera à poursuivre cet élan. Vous trouverez, ci-joint, le projet de programme de cette journée à laquelle nous vous convions. Nous ne renoncerons pas à défendre la France. |
3 octobre 2007 - Appel de Paul-Marie COÛTEAUX |
Le 29 mai 2005, près de 16 millions de Français (54,7 % des exprimés) ont refusé par référendum une "constitution européenne" préparée par une Convention sous présidence de M. Giscard d'Estaing. Après un nouvel échec aux Pays-Bas, puis le gel du processus par cinq autres pays, la plupart de ses partisans ont déclaré qu'ils ne renonçaient pas à leur objectif, la création d'un super-Etat européen. Le Président de la Commission, M. Barroso, affirmait par exemple ("Entretiens d'Europe" n° 18) vouloir "préserver le texte dans sa substance, en particulier les réformes et les valeurs figurant dans les parties I et II", affirmant même : "L'ensemble ne peut pas être défait et négocié de nouveau par les gouvernements, car il n'y a pas d'alternative". Le 28 février 2007, une conférence institutionnelle réunie à Madrid par la présidence allemande appelait à préserver la substance du traité constitutionnel par un nouveau texte dont "la formulation devra être améliorée pour emporter l'adhésion du public" (Service de presse du Parlement européen, 1er mars 2007). Ce "nouveau" texte s'appela d'abord et mensongèrement "mini-traité" puis "traité simplifié", puis "traité modificatif", cette dernière dénomination révélant finalement le procédé retenu : il s'agit d'amender les traités précédents, y compris le traité de Rome, par un maquis de modifications si touffu (l'ensemble dépassant 3 000 pages) que, alors que le texte Giscard était du moins lisible et propice au débat, "l'adhésion du public" est cette fois escomptée par l'ignorance de son contenu véritable. Le 23 juin, le sommet européen de Bruxelles donnait mandat à une nouvelle Conférence Intergouvernementale de reprendre l'ensemble des dispositions institutionnelles : personnalité juridique permettant à l'UE d'être reconnue comme un Etat à part entière sur la scène internationale ; instauration d'une présidence de l'UE "stable", et autonome par rapport aux gouvernements, ainsi que d'un "haut représentant pour la politique étrangère" doté d'un service diplomatique - en clair d'ambassades ; élargissement à 51 nouveaux sujets des domaines où la décision est prise à la majorité, soit 71 sujets couvrant désormais la quasi-totalité de la responsabilité politique ne laissant aux anciens Etats que l'application des lois européennes ou des domaines accessoires comme s'ils n'étaient plus que de simples länders ; rappel de la jurisprudence de la Cour de justice de Luxembourg posant la supériorité de toute norme européenne sur toute norme nationale, et du titre V du traité dit de Maëstricht posant que "la politique étrangère et de sécurité commune s'inscrit dans les cadres de l'OTAN". Par ailleurs, un protocole additionnel mentionne la Charte des droits fondamentaux (titre II du traité rejeté) qui permet à tout "citoyen européen" d'attaquer tout gouvernement pour manquement à des principes fort généraux, devant une cour de justice européenne ainsi chargée d'une mission générale de surveillance des Etats et des législations restant de leur compétence. Un autre protocole additionnel fait du principe de concurrence libre et non faussée un des "objectifs de l'Union", ceci contrairement à l'annonce qui avait été faite par le Président de la République à Bruxelles le 22 juin. Sur cette "relance européenne", très peu d'informations sont données aux Français, lesquels sont abusés par l'affirmation du nouveau Président de la République selon laquelle "il n'y aura pas de Constitution nouvelle", ce qui est vrai sur la forme et mensonger quant au fond. Aucune information ne filtre des travaux de la conférence de Lisbonne ; les grands moyens d'information sont muets. Si rien ne vient y faire obstacle, c'est dans l'indifférence que l'obscur traité sera furtivement ratifié par la voie parlementaire. Ses premières applications interviendraient fin 2008 sous présidence française, l'essentiel s'appliquant à partir de 2009. La France dès lors ne sera plus une nation souveraine. Nous sommes confrontés à une supercherie sans précédent, une forfaiture qui dénie le suffrage universel, et montre une fois encore que, avec la souveraineté nationale et populaire, c'est la démocratie qui se trouve ainsi bafouée. Le peuple français doit impérativement exiger du Président de la République qu'il respecte le vote irrévocable du 29 mai 2005. Une manifestation est organisée sous l'égide |